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La Marche du
Maître
Etymologie du
mot pas : du latin passus « mouvement que
fait l'homme et certains animaux pour avancer »,
par métonymie « empreinte de
son pied », avec le sens propre,
d'écartement des jambes, de passus, participe
passé de panthère « étendre,
déployer » en particulier
« ouvrir en écartant ».
Du pas à la marche, il n'y a qu'une suite de pas.
J'ai essayé de m'en tenir à l'essentiel, mais
cela n'en sera toujours qu'un brouillon. J'ai
écouté Socrate, et c'est pour cette raison que
sur ma planche à tracer, j'ai posé des gardes
fous... Comme il disait « Au milieu de
tant de sophistes qui prétendent tout savoir, pouvoir tout
enseigner, pouvoir tout faire, c'est-à-dire, en
définitive, pouvoir faire n'importe quoi, avec tout ce que
cette imprécision implique de laxisme, conduit à
tous les débordements passionnels... »
L'entrée
dans le temple, se fait par la porte étroite
placée à l'occident, car le maçon
vient des ténèbres, du monde profane pour venir
vers l'orient, à la recherche de la lumière.
C'est à l'orient qu'apparut l'étoile. Il faut
savoir frapper en initié à la porte. Lorsque le
frère couvreur, avec l'assentiment du
Vénérable Maître, donne
l'entrée du temple à celui qui a
été reconnu, le frère doit
pénétrer rituellement.
Au grade
d'Apprenti cette marche s'effectue par trois pas égaux,
rectilignes, les pieds en équerre. Le signe d'ordre est un
geste de fidélité. L'image de ces trois pas,
c'est aussi celle de l'entrée de l'homme non
éclairé, qui recherche les choses
nécessaires à la vie ou à sa vie (cela
dépend absolument de l'interprétation que l'on
donne au mot vie) dans une organisation telle que la
franc-maçonnerie qui cherche l'égalité
naturelle. Il faudra y purifier son cœur, oublier toute
passion et n'aspirer qu'à recevoir la sagesse.
Au grade de
Compagnon, les cinq pas dont les trois premiers se font à
l'ordre d'Apprenti. Les deux pas suivants se font l'un à
droite et l'autre à gauche en revenant dans l'axe des trois
précédents pas. Le Maçon se mettant
à l'ordre de Compagnon, qui est un geste de
sincérité. Par ces deux nouveaux pas, le nouvel
initié s'approche davantage de l'orient, le pas sur la
droite, peut symboliser qu'il est permis au Compagnon d'aller voir
à l'extérieur, pour que son travail ne connaisse
pas de limite, symbolisé par les sphères
terrestre et céleste, mais ne doit pas le
désorienter. Cet ouvrier opérait, il a
déjà une vision cosmique ; ses pieds sont sur
terre mais sa tête va atteindre le ciel, et il va lever son
regard. Il s'oriente vers le mythe d'Hiram, vers le stade de la
liberté conquise par la mort et qui permet de marcher
délibérément vers le chemin de
l'éveil.
A l'issue de ses cinq pas le Compagnon, à qui l'on a
demandé des preuves d'innocence (gants et tablier intacts,
l'ignorance d'un complot) doit maintenant donner une nouvelle preuve de
son innocence. S'il n'est pas le meurtrier, il ne doit pas craindre
d'enjamber le cadavre étendu à ses pieds.
Maintenant le Compagnon se trouve les pieds placés en
équerre au niveau de la tête du corps d'Hiram. Le
premier pas se fera sur la droite en décrivant un
demi-cercle en partant de la tête qu'il contourne, franchit
la poitrine du Maître, en posant le pied droit contre le bras
droit du mort. Le pied gauche exécute ensuite le
même mouvement, mais sans le poser, en décrivant
un arc de cercle au-dessus de l'abdomen, pour se poser contre la jambe
gauche. Le pied droit rejoint aussitôt le gauche, mais ne se
pose qu'en avant du pied droit du cadavre, ou vient se placer
immédiatement le pied gauche, en formant une
équerre, en étant à l'ordre
séparant ce qui est en haut de ce qui est en bas.
Cette marche
qui lorsque nous nous trouvons au pied de l'Orient finit par le fait de
se courber et par l'exclamation qui pourrait marquer la surprise et
l'accablement, mais qui pourrait tout aussi bien poser une question A\
S\ M\ D\. Pourquoi ? Lever les bras c'est aussi créer le
courant ascendant de la prière; puis de les abaisser sur le
tablier créer un courant descendant celui de la
bénédiction. C'est là, la fin du
cheminement du Maître. C'est grâce, si l'on peut
dire, à la fatigue d'un des Maîtres partis
à la recherche du corps d'Hiram, qui en voulant se reposer,
s'accrocha à une branche d'acacia fraîchement
plantée et l'arracha. Les Egyptiens regardaient l'acacia
comme un arbre sacré. Les Arabes avaient fait de l'acacia
leur idole « al-vzza »
objet de culte que Mahomet à fait détruire. Les
Egyptiens et les Arabes consacrèrent l'acacia au dieu du
jour, et en firent usage dans les sacrifices qu'ils offraient. Dans la
Bible, l'Arche que fit construire Noé, la Table, l'Autel des
Holocaustes, étaient faits de bois d'acacia recouvert d'or
(Exode 37 - 38) Ceci montre bien que ce bois était
considéré comme sacré à
cette époque. La couronne d'épine du Christ
était en acacia.
Les trois pas
du Maître lui sont permis puisqu'il est passé de
l'équerre au compas et qu'il peut grâce
à lui, tracer un cercle. Le Maître qui fait ces
trois pas, ne doit pas oublier qu'avant d'être
Maître, il fut Apprenti et Compagnon, qu'il commit les
erreurs de ceux qui savent mal et qu'il lui incombe par
conséquent, non seulement de se montrer d'une
extrême indulgence à l'égard des
errements de ses Frères, mais d'essayer de les
éclairer, non point par l'éclat de son titre ou
l'orgueil de son ancienneté, mais par la noblesse de son
exemple. Il n'a à exiger le respect de personne, mais doit
conquérir l'affection et l'estime de tous, c'est son
cœur qui doit parler.
Il pourra le faire s'il a réussit à faire
disparaître l'ego, le JE, il n'aura plus la relation de
possession, de pouvoir, de domination. Chacun sera respecté
en lui-même. Le Maître Maçon, fort de sa
conscience sans tâche, poursuivra
l’œuvre, sans souci des pièges mortels
tendus sous ses pas, il n'a pas à s'arrêter pour
les vaincre, mais à les dépasser. Du reste,
à quoi aspire l'Initié, sinon à se
transformer ? Agent de transformation, comment redouterait-il sa propre
métamorphose ? C'est pourquoi sa marche ne comporte aucun
à coup. Les trois pas, trois cercles en rotations par
l'enjambement peuvent représenter la marche du soleil : son
lever, son apogée, son coucher. Ou la naissance, notre
passage sur terre, la mort. Ou l'orient, le midi, l'occident.
La
représentation peut être planétaire :
Saturne en bas, la Lune à droite et le Soleil à
gauche en faisant les trois pas. Le Compagnon indique que, parti du
monde souterrain (Saturne) il passe au cercle lunaire de l'imagination,
puis au cercle solaire de la raison ou de l'esprit, pour aboutir
à l'intersection des deux cercles supérieurs
où se trouve le Vénérable
Maître. C'est à partir de ce moment là
que le récipiendaire va représenter le
Maître Hiram, dont le Vénérable lui
retrace l'odyssée et subir le même sort, c'est
à dire sera frappé par les trois mauvais
Compagnons, que la légende dit avoir tenté de
s'emparer du mot du Maître, emportés par l'orgueil
et l'ambition... On peut considérer qu'Hiram est immortel,
qu'il est la connaissance et qu'il renaît dans chaque nouveau
maître.
Cette mort symbolique, annonce non pas un anéantissement de
l'Etre, mais un renouvellement, une métamorphose.
L'initié rampant comme un ver, sortant de
l'obscurité par le fait du passage dans le cercueil, devient
au sortir de sa chrysalide, comme un papillon qui s'élance
dans les airs, vers la Lumière. Cette image du ver
à soi qui doit mourir pour renaître à
la condition de papillon, n'est pas une mort physique, une mort du
corps, mais celle du moi. Mort lente, douloureuse, sacrificielle ;
pendant laquelle il faudra abandonner : l'ignorance, le fanatisme,
l'orgueil (symbolisant les vices des trois Compagnons) et de bien
d'autres encore. Les amours du moi sont si diverses, et
d'intensité si variable, que le plus souvent, nous les
éteignons un à un et chacun en son temps. C'est
pourquoi le temps de passage peu être plus ou moins long,
tout en prenant garde bien sur, que certains vices mal
éteint, parfois se rallument. Sans cela il n'y a pas de
naissance à la condition spirituelle.
Si la Mort
(physique) nous révélera tout d'un bloc, en
attendant cet ultime instant, chacun a sa part de la
révélation, selon ce qu'il récolte.
C'est un travail quotidien, on ne la stocke pas, pas plus que le
courant électrique. On la cueille à la source, en
donnant à chaque jour son poids et son fruit.
Les trois pas pourraient symboliser, les trois coups de la
légende et par là, trois morts en une seule: tout
d'abord physique par la gorge, sentimentale par la cour ou la poitrine
et enfin mentale par le front. Nous pouvons dire que cet
« ensemble de morts »
initiatiques sont des préludes à la renaissance
physique, psychique et mentale. Le secret d'Hiram, la recherche de
cette parole perdue du Maître réside dans une
transformation spirituelle, si l'on peut dire, en étant
investi des qualités d'Hiram en devenant Maître.
Cette marche pourrait imager la personne humaine placée
devant une triple réalité : le soi, la
présence de soi, le désir de soi. La source prend
conscience d'elle-même dans une certaine image de soi, que
s'efforce de rejoindre la volonté d'être
soi-même, dans un Amour qui atteint autrui dans le
même mouvement. L'idéal pour l'homme est que la
présence à soi soit à la mesure de
soi, et que le mouvement vers soi achève parfaitement la
capacité de la source. Dans la condition
présente, la triplicité de l'homme lui donne
trois visages aux yeux de ses semblables : celui d'une
personnalité mystérieuse et insaisissable, celui
de quelqu'un dont on peut connaître les traits et le
caractère, celui de l'être désirable
dont le propre désir rejoint le nôtre dans l'Amour
effectif. Le désir comme la source ne montrent pas leur
visage, qui est l'affleurement le plus manifeste de la personne.
Nous avons
là quelques pressentiments de la
réalité divine, qui est une, intime,
intérieurement dynamique, dans un élan de source
parfaitement accompli, et qui laisse apparaître ce que nous
appelons trois personnes, sans que la personne soit d'abord un individu
comme elle l'est dans notre expérience.
L'enjambement du tumulus pourrait évoquer ce que nous
rapportent les Evangiles, trois résurrections
opérées par Jésus : celle du fils de
la veuve de Naïm, celle de la fille de Jaire et surtout celle
de Lazare. Saint Jean exprime tout le sens de la Passion de la mort et
de la Résurrection « Tout ce
qui est à moi est à toi ».
Jean à voulu dire : tout ce que je suis passe en toi, c'est
à toi, parce que je te le donne, je me donne...la Passion
est cet abandon d'Amour confiant. Le cri final sur la croix n'est pas
un cri de désespoir, mais une remise de soi, dans une
dépossession. Naissance, Vie, Mort. Le passage dans le
Cabinet de réflexion, où je dirais, qu'il s'agit
d'une purgation, d'une naissance, d'un baptême. Constitue
l'apprentissage du futur initié.
Le Compagnon est outillé pour vivre et agir
extérieurement. La mort, plus morale que physique, par le
passage dans le cercueil du Maître Hiram, là je
dirais qu'il s'agit ensuite, d'une résurrection, d'une
régénération, d'une
éclosion, d'une renaissance en quelque sorte.
Renaître, n'est pas naître une deuxième
fois, mais naître à nouveau. D'un
dépouillement, de ce qui alourdit. Je crois entendre encore
le bruit de mes chaînes, lorsque dans une union forte le T\
V\ M\ aidé des deux Surv\ m'ont soulevé pour me
libérer, par les cinq points parfaits de la
maîtrise et passer ainsi de l'horizontale à la
verticale.
Mes FF\ mon ego m'a joué un tour une fois de plus, lui qui
crois tout connaître, c'est justement au
lâché de ces chaînes
intérieures, pensant à une victoire ; que je
prends pleinement conscience de mes imperfections, de mes
impuretés. Je suis faible, et je souffre dans ma chair et
dans mon cour. Cet ego qui m'empêche cette introspection
indispensable, combien de temps va-t-il me résister ? Je
mesure l'ampleur du travail !
Naissance, Vie, Mort, ce demi-cercle, comme le pas qui part de
l'Occident, passe par le Midi et finit à l'Orient. Mais le
demi-cercle ne s'arrête pas à l'orient, le cercle
va se refermer en passant par la terre, se retrouvant dans l'ombre,
dans la terre mère et nourricière. Mais pour que
le maçon accède à une nouvelle
étape, ou une nouvelle épreuve, il faudra qu'il
féconde cette obscurité, autrement dit qu'il
s'autoféconde, par la semence de la connaissance il
éclairera la nuit qui est autour de lui.
Je dirais
qu'il faut que germe en moi une nouvelle clé de
moi-même. Cette descente vertigineuse m'entraîne
dans l'insondable de la personne humaine, j'entends un bruit
métallique, celui d'un trousseau de clés. De
l'autre côté de la vie et de la mort, il y a
quelqu'un d'incommunicable qui est seul à
posséder les clés de moi-même ;
« Il » les a
semés sur le chemin, je ne sais pas où elles se
trouvent, ni quand je les trouverai. Ce que je peux dire c'est qu'il ne
faut pas que je me disperse au risque de passer à
côté de l'essentiel. Il faut détruire
la prison de l'existence ordinaire, pour pouvoir entrer en communion
avec l'Intelligence Supérieure, sinon l'homme animal restera
dans le désir de posséder, dans
l'égoïsme, dans l'orgueil, etc.
La
transformation du moi qui s'opère au centre du cercle et qui
s'affirmera au grand jour, à la fin du voyage et de retour,
au terme de ce passage des ténèbres à
la lumière, marque la victoire du spirituel sur le
matériel et, de même que l'éternel sur
le périssable, de l'intelligence sur l'instinct, du savoir
sur la violence aveugle. Le développement du sujet
« cette marche ou ce pas »
est incertaine, aléatoire un enchevêtrement
complexe de sentiers qui ne font que retarder mon voyage vers le centre
à atteindre.
Le passage des épreuves de l'initiation permet
d'accéder à la révélation
mystérieuse. Le centre est une consécration.
C'est le rituel initiatique qui permet de
pénétrer, sans s'égarer et sans peur,
les ténèbres de la mort, qui est en fait la porte
d'une autre vie, pourquoi pas celle de la vie éternelle.
Mais l'accession à ce petit espace, si difficile
à atteindre, si bien défendu où se
trouve, je dirais, un Symbole de puissance, de spiritualité,
de sacré et d'immortalité. Maintenant chemin
faisant vers le centre, mais au fait c'est quoi le centre ; je vois un
trait au sol, symbolisant le tracé d'un autre cercle. Le
travail ne sera donc jamais fini, et, chaque fin est un commencement.
Il faudra donc mourir pour renaître, à chaque
porte, à chaque épreuve ; qui n'est en fait que
la continuité de la précédente ; mais
je me sens comme attiré, aspiré, pour poursuivre
mon chemin, pour connaître, pour me connaître au
travers des autres et c'est peut-être là
l'essentiel.
Chaque fois que je me remets en cause, que je m'interroge. Est-ce bien
utile ? Est-ce bon ? Est-ce vrai ? Il me vient toujours cette question
: la réponse serait-elle seulement en moi ? C'est
à ce niveau la que je suis en partie divisé
(rester en moi ? mais seul je peux rien, je ne suis rien et n'existe
pas). Je crois de plus en plus qu'elle peut être ailleurs.
L'amour est le moyen privilégié, sinon unique,
pour chaque être, de connaître la clé de
soi-même, en somme de se connaître. Pourtant cette
clé que je cherche de tous côtés sans
réussir à la trouver ; il m'arrive quelquefois de
sentir d'une manière forte, qu'elle se trouve dans une autre
personne sans posséder le moyen de l'obtenir.
A chaque renaissance, une nouvelle clé, une nouvelle
approche de la Lumière, une nouvelle ombre
éclairée, une nouvelle fécondation.
Dieu a dans la main les clés de notre existence et de notre
personnalité, « Il »
peut les placer en notre prochain pour que nous les trouvions par
l'amour. N'oublions pas les paroles de St Jean « ...à
moins de naître de nouveau, nul ne peut voir le Royaume de
Dieu... » chap. 3 vers 3 à 7.
Il n'en demeure pas moins, que tout ce que je crois savoir ne
réduit pas les nombres des problèmes ni
l'épaisseur de l'ignorance, et que personne ne saura me dire
où je vais ni comment y parvenir, si je ne parviens pas
à allumer la lampe sur mon propre parcours. Ce n'est pas moi
qui ferai la lumière, mais moi seul qui peux accepter le
contact. Ma lumière n'éclairera pas l'avenir et
ne franchira pas le mur de la mort. Elle fera un petit cercle autour de
mes pas; mais j'aurai perçu une présence,
derrière, devant et dedans moi, et ma conscience me dira
comment être honnête avec elle et avec moi. Les
deux ne font qu'un.
Pour conclure
ces impressions, Comme je disais un peu plus haut, ce papillon qui sort
de sa chrysalide et s'envole vers la lumière, vers la
liberté appelons ça à notre
gré. Je voudrai rester modeste et dans mes garde fous;
entendons mes FF\ par Lumière, pas la grande
Lumière, car bien peu y arriveront, et nous ne le saurons
jamais ; prenons garde qu'à vouloir faire trop briller son
miroir il se raye, n'en déplaise aux sophistes, et puis elle
m'éblouirait. Je reste vigilant, car je peux dire que non
seulement la lumière éblouirait, mais elle
brûlerait ; c'est le cas du papillon qui se jette dans le
feu. Il se dirige vers lui parce qu'il aime ardemment la
lumière du jour et qu'il croit que le flambeau est une
fenêtre ouverte à la lumière. Il se
précipite donc sur lui, et ressent une douleur ; il s'en
éloigne alors, mais il se trouve dans
l'obscurité, et il y retourne encore et encore... Je faisais
plutôt allusion à ce filet de lumière
tamisée qui sourd de la porte laissée
entrebâillée par mes
Prédécesseurs. Il me plaît à
dire que cette douceur, n'est que l'émanation de la lune,
reflet du soleil. Cette lune qui disparaît trois jours sur le
cycle lunaire ; elle est comme morte puis elle reparaît et
grandit en éclat, elle symbolise ainsi le passage de la vie
à la mort et de la mort à la vie. Cette lueur
lunaire me permet d'entrevoir ce qui m'entoure, mais pas d'en
définir pleinement les contours. Cette lumière
inaccessible est habitée, nous sommes dans une main,
suspendue comme une nacelle spatiale à la puissance
éternelle, sans avoir encore en notre vie terrestre,
crevé le mur du temps ni de la mort, sans avoir ouvert la
porte qui fait entrer la lumière dans le clair obscur du
cœur de l'homme.
Mais
j'espère, malgré la souffrance la foi me pousse ;
il faut que je me hisse, tende le bras, la porte est là,
sous ma main et je force pour l'ouvrir un peu plus... C'est difficile
et je souffre, votre présence autour de moi mes FF\, me
semble un baume. Je reste profondément conscient de ma
faiblesse, seul je ne peux rien.
Merci mes
Frères, de m'aider à faire ces pas qui
mènent vers la Lumière. Je manque cruellement
d'éléments.
J'ai dit, T\V\M\
F\ J\
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