GLFM Bulletin : Bulim Misraïm 03/2013

Le Serment
5 Minutes de Symbolisme

Le serment est obligatoirement sanctionné par une autorité supérieure à l’homme, par une solennelle faite par le néophyte qui s’engage à garder les secrets de la Maçonnerie, à se conformer en toutes choses aux réglements de l’Ordre, confonnes aux lois en vigueur dans le pays. Ce serment spécifique se décompose en trois parties : une invocation, une promesse, une imprécation. La promesse est l’objet même de l'engagement maçonnique. Elle est symbolisée par la main droite sur l’équerre : ce geste signifie que le néophyte s'engage de façon totale, sa.ns restriction, avec rectitude, comme une pierre posée d'équerre qui doit soutenir l’édifice à tenir.

L’imprécation est la menace du châtiment. Le serment est tenu sur le livre de la Loi Sacrée.
Le serment prêté est le lien invisible qui scelle un pacte d'union entre tous les Francs-maçons.
ll est rappelé à chaque tenue par le signe d’ordre. ll a un caractère d’alliance cosmique perso).
Et ce n’est pas le joug ou la passivité de la Loi que nous avons choisi mais bien l’engagement volontaire, sacré, individuel et collectif, renouvelé du Sennent

Néanmoins le Sennent est aussi une parole, une parole donnée, une parole de véracité. C’est un acte de libre volonté ; en prêtant serment, on s’engage dans le temps, dans la constance, dans la fidélité et dans la fiabilité.
C”est un choix, c’est même un droit.

Le serment pose une option de temps car il engage notre futur ; il pose une option de lieu car il nous engage dans ce lieu affectif qu'est notre loge, notre chaîne, notre fraternité. ll est en même temps outil de cohérence, soudant celui qui s'engage avec lui-même, devenant vecteur de symthese et de rassemblement de cette personne avec ceux auprès desquels elle s’cngage... serment est une responsable, qui imprime sa marque aux
événements. Celui, celle qui prête serment s'engage à modeler le cours des choses et à se façonner lui-même à partir de ses propres initiatives.

L'engagement est une démarche unificatrice, une modalité de cohésion. Où puiser la force de cette volonté ? Dans notre foi maçonnique... C”est a la présence en chacun, chacune de nous de l'inñni que le fini doit de pouvoir devenir tenne de l'action volontaire. Et c'est à la médiation du fini que 1'infini doit de réellement la volonté. Fini et Celle, celui qui prête serment, en se liant, choisit délibérément une position particulière.
C'est par l'intermédiaire de ces implications dans lesquelles il joue ainsi son destin qu'il va vraiment vers sa fin, qu'il se rend capable d'aeeomplir sa vocation, c'est-à-dire de se rejoindre dans l'exigenee infinie qui le définit et qui ne cesse de le porter en avant, de l’Orient à l’Occident.

Il y a bien, dans ee choix délibéré de la forme du seirnent une opposition de la loi et la foi ; la différence : la rédemption par l”amour qui pone vers l'autre, amour que pennettent ce retrait, cette paix et cette réunification du Soi avec le Soi, cette cohésion de l’être avec ses aspirations.
Publié dans le Bulim - Bulletin N° 45 - 31 mars 2013  -  Abonnez-vous

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