GLFM Bulletin : Bulim Misraïm 11/2009

Les Coïncidences
sont’elles le fruit du hasard ?

Je pourrais commencer en disant que le mot hasard vient du latin hasardus, hasardum, ou encore du grec hasardopoulos. Mais je ne le ferai pas parce que je n’en sais rien et que pour l’instant je ne ressens pas le besoin de le savoir.

Loin de moi l’idée de railler mes frères érudits. Je les respecte, et je les admire d’avoir cette volonté de recherche et d’approfondissement. Pour ma part, la culture livresque n’est pas la route que j’ai choisie. Ou plutôt, elle ne m’a pas choisi. Pourtant je sais combien le savoir des anciens était grand, et combien il est hélas aujourd’hui oublié. Je citerai pour exemple la phrase : « Il n’y a de nouveau que ce qui est oublié ». Elle est de Mlle Bertin, qui n’est pas ma concierge, mais qui était la modiste de Marie-Antoinette. Elle rajeunissait d’une main agile un antique chapeau. « Il n’y a de nouveau que ce qui est oublié », l’histoire des inventions et celle des sciences suffiraient à elles seules à montrer la vérité de cette boutade.

Pour exemples, imaginez qu’il y a bien longtemps de cela à l’ombre du musée d’Alexandrie, Ératosthène mettait en évidence la rotondité de la terre et en calculait le diamètre, nous l’avions oublié jusqu’au XVIe siècle ; ou alors que lors de la construction des égouts de Bagdad, un ingénieur allemand a découvert dans les caves d’un musée local, sous l’étiquette vague « objet de culte », une pile électrique datant de plus de 2000 ans avant Volta. Alors se plonger dans le passé, et reprendre les centaines de milliers d’ouvrages anciens serait, certes, fort instructif, mais demanderait toute une équipe pluridisciplinaire pour chaque ouvrage écrit par un seul homme. Il faudrait les compétences d’un historien, d’un astrophysicien, d’un théologien, d’un atomiste, d’un chimiste, d’un mathématicien, d’un philosophe et j’en oublie sans doute. La voie qu’a prise la science moderne est celle de l’isolement des phénomènes, alors que les anciens considéraient que tout est lié.

Il y a quelques lignes, j’ai lâché un mot. Quand j’ai dit : pour l’instant je ne ressens pas le besoin de le savoir. Il y a le mot : Ressens. Ressentir, le ressenti, voilà où se situe mon chemin. Dans ressentir, il y a sens, sensuel, sensitif. Et c’est bien des 5 sens dont il s’agit, ou plus exactement du 6e. Certains l’appellent l’instinct, ou l’intuition – que l’on qualifie souvent de féminine – je l’appellerais le ressenti, le sens du cœur, de l’esprit, de l’âme.

Le livre apporte la connaissance, mais l’enseignement sans le ressenti n’est que renseignements.

Pourquoi ce chemin ? Tout simplement, je pense, parce que je suis un scientifique. Cela peut paraître paradoxal, mais pour moi la science est la recherche du comment de l‘univers que l’on perçoit. C’est essayer d’expliquer ce que l’on voit, ce que l’on entend, ce que l’on sent – là je parle d’odorat. Nos capteurs, les yeux par exemple, sont extrêmement complexes. Si je vous dis : « regardez, ce drap est bleu » ; bien sûr, vous le voyez tous bleu, mais chacun distinguera une nuance de bleu différent, chacun aura sa propre réalité. D’autre part, nous voyons ce drap, certes, il est matériel. Mais nous voyons aussi la flamme de cette bougie, mais de quoi est-elle faite ? Pouvons-nous l’isoler de la bougie ou de l’oxygène qui l’entoure ? Un arc en ciel, nous le voyons aussi, mais il n’a pas d’existence physique à proprement parler. Est- il possible de l’isoler de la lumière ou de l’eau ?

Ces visions de l’immatériel ne sont elles pas simplement une sorte d’aberration de nos sens, un effet d’optique ? Dans ce cas, si nous voyons des choses qui ne sont pas, pourquoi ne pas admettre que nous ne voyons pas des choses qui sont ? Pourquoi ne voyons nous pas les ondes radio, les micro-ondes, les rayons-X, les infrarouges. Ah, si ! Les infrarouges nous pouvons les voir à l’aide de caméras spécifiques. Pourquoi est ce possible ? Parce que la science a inventé des capteurs capables de les voir. Elle a donc admis que nous yeux ne sont pas capables de tout voir.

Alors qu’existe-t-il autour de nous que nous ne pouvons pas voir ? La question reste ouverte. La science, pour expliquer l’univers, utilise des modèles. L’ensemble de ces modèles est une gigantesque boite à outils que nous appelons mathématiques. Imaginons un instant que nos modèles soient faux. Imaginons que nous utilisions un modèle mathématique qui ne verrait que les creux et les bosses, pourrions nous faire alors la différence entre un chameau et une cacahuète ? Cet exemple est peut être risible, mais un autre qui l’est non moins date de XIXe siècle, lorsque que de savants scientifiques ont affirmé haut et fort, en manipulant leurs équations mathématiques, que tout ce qui est plus lourd que l’air ne pourra jamais voler. Ils auraient mieux fait d’ouvrir les yeux et d’observer les oiseaux. La science moderne a ouvert les yeux, des avions et des fusées parcourent notre espace. Les mathématiciens ont revu leurs modèles, et toute la mécanique classique a été expliquée. Nous avons même expliqué, dans la foulée, la thermodynamique, la mécanique ondulatoire et j’en passe.

Maintenant, c’est la mécanique quantique, la science de l’atome qui pose problème. En effet une particule répond à la fois à plusieurs modèles. On a observé qu’une particule pouvait se trouver simultanément à plusieurs endroits ; même le temps a l’air de revenir parfois en arrière. Maintenant, on sait qu’une équation peut être à la fois vraie et fausse. On sait que la lumière est à la fois continue comme une onde et discontinue comme une particule. Notre modèle mathématique actuel arrive à son terme, il est grand temps de l’enrichir.

Alors ouvrons, non plus nos yeux, mais notre 3e oeil, notre coeur, notre esprit. Et sans doute allons-nous pouvoir expliquer certains phénomènes que la science a occultés depuis des siècles afin de confirmer les modèles existants. Tous ces phénomènes que l’on appelle occultes, ou ésotériques et que l’on attribut au hasard parce que non reproductibles en laboratoire.

L’histoire des inventions, peut parfois être très troublante. Nombres d’inventions ont été faites simultanément par des équipes qui n’avaient aucun lien entre elles. Espionnage industriel ? Air du temps ? Hasard ? Coïncidence ? Vous- même, avez un rendez vous extrêmement important, vous vous y rendez, et tout à coup c’est la panne, le moteur de votre voiture se met à fumer, ou bien votre train s’arrête en pleine voie, ou encore votre avion reste cloué au sol. Et là, vous faites la rencontre improbable, celle qui va changer le cours de votre vie. Alors, je vous l’accorde, peut être, n’irez vous pas au terme de cette rencontre, ou bien même ne rencontrerez vous personne, et pourtant vous aurez les yeux bien ouverts, sur votre rendez vous raté. Mais fermez un instant les yeux, ouvrez votre coeur, votre esprit et suivez votre 6e sens, et vous verrez. Certains appellent ça le lâcher prise, j’en connais même un qui appelle ça être « aware ». Mais cette panne, était ce du hasard ? Ou coïncidence ? Sans changer littéralement le cours de votre vie, ne vous êtes vous jamais dit que vous aviez de la chance ou la bonne intuition de trouver la bonne personne ou la bonne information, au bon moment ? Hasard ? Coïncidence ?

Pour ma part il me semble difficile de croire au hasard, la définition que je donnerais du hasard est l’ensemble des phénomènes n’entrant pas dans le cadre de nos modèles mathématiques actuels. Nos ancêtres ne craignaient ils pas que, par hasard, le ciel leur tombe sur la tête. Aujourd’hui, grâce aux modèles météorologiques en continuelle évolution, nous savons que c’est impossible. Il est reconnu et prouvé que nous émettons des ondes électromagnétiques, au même titre que chaque organisme vivant, que chaque astre de l’univers. Ces ondes nous savons les émettre mais aussi les capter, elles sont énergie pure. C’est une énergie qui vient et qui s‘adresse à notre esprit - on pourrait l’appeler énergie spirituelle, à notre coeur - on pourrait l’appeler Amour. L’amour est partout, en nous, dans l’univers et pourrait être un des paramètres manquant à nos équations. Il pourrait être ce lien que les anciens avaient bien intégré et que nous avons oublié pour nous concentrer sur la partie visible de l’iceberg.

L’Amour nous fait nous sentir bien. Son manque nous fait nous sentir mal, et alors nous devenons irascible, colérique et nous agressons notre voisin afin de lui pomper son énergie. Mais nous pouvons aussi nous recharger à la source universelle, l’univers, la nature. Combien une promenade en forêt ou la vue d’un joli paysage peut être apaisant ! Nous même, ici, en laissant nos métaux à la porte, et en ouvrant notre coeur, nous nous relions à l’univers, à la source d’énergie, à cet amour universel. De même, il est possible d’offrir son amour, par la compassion. Nous pouvons même imaginer, une énorme antenne émettrice d’amour. Imaginons que nous puissions, chacun d’entre nous, mettre en phase nos énergies et l’émettre dans une même direction. La force de cette énergie en serait décuplée. Nous pourrions appeler ça une prière, ou bien une chaîne d’union. Ah, si tous les enfants du monde pouvaient se donner la main !

Mais quel rapport avec le hasard ? Votre raison, votre mental vous disait que ce rendez- vous était bien pour vous, mais votre esprit disait le contraire. Votre énergie spirituelle a provoqué la panne. Et si à ce moment vous ouvrez votre 3e oeil, vous recevez l’énergie d’une personne qui rayonne à la même fréquence que vous. Vous faites cette rencontre parce que vos énergies spirituelles coïncidaient.

Alors cette énergie spirituelle, est ce la réalité ou du fantastique ? En tout cas, pas plus fantastique que cet imminent scientifique qui déclarait que le train n’avait aucun avenir, parce que le corps humain ne pourrait jamais supporter des vitesses supérieures à 40km/h. J’espère que sa tombe n’est pas trop près d’une ligne TGV. Ou encore celui qui affirmait que les météorites n’existait pas, « il ne peut pas tomber de pierres du ciel pour la bonne raison qu’il n’y a pas de pierre dans le ciel. » Et ce n’est pas si loin de nous, il s’agissait de Lavoisier.

Je pencherais plutôt pour une réalité. Ne dit on pas que l’amour peut déplacer des montagnes, alors pourquoi pas mettre un moteur en panne ? Des expériences de télékinésie ont même démontré qu’une personne qui déplace un objet devient plus lourde de la masse de cet objet. Il y aurait donc un lien bien réel mais invisible entre toutes choses. Un lien invisible a nos yeux, mais peut être pas pour tous. Il est des personnes qui voient les énergies spirituelles, des personnes qui les sentent au bout de leurs doigts. On parle de magnétisme, ou de reconnexion mais aussi souvent de charlatanisme parce qu’aucune équation mathématique ne vient corroborer ces phénomènes (mais aussi parce qu’une guérison par simple apposition des mains ne convient guère au lobby de l’industrie pharmaceutique et que le grand public n’en sera jamais informé par les médias, eux- mêmes détenus pas les mêmes groupes financiers qui détiennent les industries chimiques, agroalimentaires et pharmaceutiques).

L’esprit et la matière peuvent être sources de grandes créations mais aussi de grandes destructions et leurs secrets ne semblent pas encore connus et les choses sont bien ainsi. Imaginons que notre civilisation ait découvert le secret des alchimistes, le secret de la pierre philosophale ou du sérum de longue vie. Qu’en feraient les puissants de notre monde ? Sans doute en useraient-ils pour leur usage personnel alors que c’est notre planète qui aujourd’hui a bien besoin d’être purifiée par ce sérum. Et les choses sont bien ainsi, parce que notre société n’a pas atteint un niveau d’amour suffisant pour maîtriser ces terribles secrets. La science moderne a fait de grandes découvertes, mais elle a omis une chose : c’est que tout est lié, et que le scientifique lui- même, par son éveil, sa conscience, son énergie spirituelle modifie le résultat de ses expériences.

Et pourtant les informations qui nous viennent des anciens tendent à prouver que les mystères de la matière et de l’esprit sont connus depuis des millénaires. Mais d’où détenaient-ils leur savoir ? Était-ce le fruit du travail de savants isolés ? D’une inspiration divine ? D’une civilisation extraterrestre ? Ou alors des bribes de savoir de civilisations encore plus anciennes et disparues ? Dans ce cas, comment et pourquoi ont-elles disparu ? Est-ce d’avoir découvert les secrets de la matière avant d’avoir atteint le niveau de conscience suffisant ? Et nous, l’atteindrons-nous, ou sommes nous voués à disparaître ? Ou bien ont-ils atteint ce niveau de conscience et d’amour suffisant pour ne plus avoir besoin de la matière et de leur corps ?

Quoi qu’il en soit, il nous appartient de découvrir ce lien qui unit chaque chose et chaque être de l’univers. Et s’il est aisé d’aimer nos proches, nos amis, nos sœurs et nos frères, il l’est beaucoup moins pour ceux qui nous nuisent ou nous ont nui. Et que dire des Hitler ou Dutroux ? Ne sont ils pas comme nous à la recherche du bonheur ? Qui peut croire que même de tels hommes peuvent vouloir le malheur ? Tout comme celui qui se noie et qui dans sa panique emporte son sauveteur, Ils sont juste aveuglés par leur souffrance qui provoque leur haine. Qui pourrait leur montrer la voie de l’amour, si ce n’est ceux qui croient profondément en l’amour, la compassion, le pardon ? Le lien avec chaque être mais aussi chaque chose. A nous de trouver, ce qui nous relie avec ce chien ou ce serpent, avec cette fleur ou cet arbre, avec cette montagne, ce rocher, ou ce grain de sable, ou encore cette lointaine galaxie. Réalisons que nous existons sans toutes nos possessions, libérons nous de « l’avoir » pour retrouver « l’être » qui sommeille en nous. Débarrassons nous de nos scories sociales, culturelles et religieuses, mettons notre âme à nue, récoltons l’huile essentielle de l’être humain et nous ne ferons plus qu’un avec l’univers.

C’est sans aucun doute un travail long et difficile sur soi même, et je terminerai par une citation : « Il faut choisir entre le bien et la facilité. » (Maitre Yoda). Et c’est ainsi que j’entends mon travail maçonnique.

Mes sœurs, mes frères, je vous aime.

Un F de la RL Athanor

Publié dans le Bulim - Bulletin N° 12 - 30 Novembre 2009  -  Abonnez-vous

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