SCC

Loge capitulaire : Les Chevaliers du Wouri

Date : NC

A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Deus Meumque Jus
Suprême Conseil du Cameroun
Ordo Ab Chao

L.D.P.
Liberté De Passage - Liberté De Passer

A181-Y-1

Très Sage ATHIRSATA et vous tous mes Très Excellents Frères Chevaliers Rose+Croix, le sujet que je vais traiter devant vous ce jour est : « L.D.P. », Liberté De Passage ou Liberté De Passer…

Ce thème est développé au 15ème degré, mais à bien y regarder, il irrigue l’ensemble des grades capitulaires ainsi que tous les grades qui les précèdent, comme nous aurons l’occasion de le voir par la suite.

Très Sage ATHIRSATA et vous tous mes Très Excellents Frères Chevaliers Rose+Croix, le Chevalier des loges contemporaines ne va pas en terre sainte combattre le Sarrazin ou les dragons. Il ne parcourt plus les plaines de Moab. Mais il n’en chevauche pas moins sa droiture et sa morale, sans autres armes que sa volonté et la parole. Seul il vogue par le monde au gré des vents de la vie, pour accomplir une destinée qui finalement lui tombe dessus d’une façon inopinée et qu’il déchiffre à chaque pas. Il court l’aventure sur les chemins à son gré, car son rang lui accorde la « L.D.P. », la Liberté De Passage, la Liberté de Passer…

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Les initiales : « L.D.P. », la Liberté De Passage, figurent sur le blason du 15ème degré, avec l’acacia surmonté d’une couronne à 5 pointes et d’un triangle entrelacé. Elles sont les emblèmes du Chevalier d’Orient et de l’épée, encore appelé le « maçon libre », premier des grades chevaleresques.

Très Sage ATHIRSATA et vous tous mes Très Excellents Frères Chevaliers Rose+Croix, dans cette tache d’éclairage de ma compréhension du thème je vais tenter : Une explication symbolique de la légende du 15ème degré.

D’étendre ma compréhension de la « L.D.P. » dans le cadre des grades capitulaires. De montrer que le chevalier Rose+Croix reste confronté, même en ce siècle, aux luttes pour la Liberté De Passage.

Mais avant de passer à ces développements disons quelques mots sur ces 3 lettres « L.D.P. ». Des francs-maçons français leur ont donné plusieurs traductions ou interprétations en fonction des époques. Ces interprétations ont pu amener une confusion susceptible d’en déformer le sens initiatique :

Au 18ème siècle on disait : Lilia Destrue Pedibus, « foulez aux pieds les lys ». Nous sommes, faut-il le rappeler, en pleine période révolutionnaire. Et en même temps que les loges, les interprétations symboliques voguaient dans l’air du temps. Le lys emblème du Roi de France était voué aux gémonies. Cette interprétation franco-française est très réductrice et défend la compréhension de la profondeur du message du rite.

Certains ont voulu y voir en d’autres époques, les initiales des mots « Liberté De Penser ». On est là encore dans le cadre des années révolutionnaires. Il est, par ailleurs, vrai que la « Liberté De Penser » a pu être en danger en d’autres époques et latitudes, mais est-ce au point que sa revendication militante envahisse le temps et l’espace sacré des rituels, au point d’en éteindre le message initiatique ? La question reste entière à mon sens !

Mais le sens de la réflexion que les fondateurs de ce degré maçonnique ont voulu indiquer, dans l’appareil symbolique du temple, est clair : « Liberté De Passer ». Ce sens est figuré, depuis le début, par une forteresse de 7 tours, signe d’enfermement. A l’entrée de la première de ces tours un gardien pose la question :

« Que demande-t-il ? »

Et on lui répond :

Yaveron Hamaim, La Liberté De Passage.

Le franc-maçon indique tout seul, pour la première fois depuis son initiation, son intension.

La notion de Liberté De Passage ou plutôt l’exigence de Liberté De Passage est, me semble-t-il, consubstantielle de la franc-maçonnerie. Depuis la cérémonie de réception, nous avons rencontré des portes que nous avons dû passer. Nous avons dû faire appel à la Liberté De Passage à tous les moments de notre évolution. Souvenez-vous, nous avons entendu :

Au 1er degré :
« Comment ose-t-il l’espérer ? Parce qu’il est libre et de bonnes mœurs… Puisqu’il en est ainsi qu’il passe… Passe Boaz…». D’autres ont demandé le passage pour nous.

Au 2ème degré :
«…Parce qu’il possède le mot de passe des compagnons…passe schibboleth…».

Au 3ème degré :
«…parce qu’il possède le mot de passe des maîtres… Passe Tubalcaïn…». Le maître Hiram consent même au sacrifice suprême pour en protéger la sacralité ainsi que les secrets véritables du franc-maçon. Il montre aussi le chemin pour passer à la suprême initiation. Pour passer du 3ème au 4ème degré, la Liberté De Passage des loges symboliques aux loges de perfection vient de zèle et du décret du Suprême Conseil. Le zèle dans le travail a été remarqué par des maîtres secrets qui ont proposé la candidature du frère et le Suprême Conseil donne alors son accord.

Dans les grades d’élus le droit de passage provient de l’élection. Celle-ci est laissée soit au sort, soit au fait du prince. A chaque, degré Johaben gravit ainsi les marches jusqu’à devenir un Sublime Chevalier Elu.

Au grade 12ème degré, la connaissance de l’étui de mathématique est le critère qui permet le passage.

Au grade de Royale Arche, le droit de passage est obtenu par le franchissement des neuf arches pour arriver au lieu de lire les lettres du nom ineffable.

Au 14ème degré, l’alliance avec les hommes de vertueux donne la Liberté De Passage.

Toutes ces étapes de passage ont cependant un trait commun, c’est que le franc-maçon reçoit toujours de l’extérieur le sésame qui lui permet la Liberté De Passage de quelqu’un d’autre : du frère Expert, du Vénérable Maître ou d’un électeur. Et ceci conduit sûrement à la fragilité de ce qu’il a construit, à celle du Temple et l’exil. Il est évident que pour en sortir, le franc-maçon doit faire appel à sa force intérieure. Il devra trouver en lui les forces nécessaires pour briser ses entraves. Pour cela il doit mener un combat dont il connaît la rudesse.

C’est l’objet de la légende décrite dans les rituels. Elle conte que 42.360 juifs ayant à leur tête 7.000 guerriers se heurtèrent alors sur le bord de l’Euphrate à leurs anciens ennemis qui tentaient de leur en défendre le passage. Ils affirmaient, à la force du bras, leur Liberté De Passer de la captivité à la liberté. C'est-à-dire le passage des ténèbres à la lumière par soi-même. Cette légende indique que la vraie liberté ne se conquiert que par le combat et que face à celui-ci, on ne doit pas se défiler. Elle confirme que ce degré est celui de la libération du maçon.

Explication symbolique du 15ème degré.

Très Sage ATHIRSATA et vous tous mes Très Excellents Frères Chevaliers Rose+Croix, Dieu visite en rêve Cyrus et lui demande de rendre la liberté à son peuple et de le renvoyer dans ses terres. Durant son odyssée et dans sa tache de rebâtir le temple à la gloire de l’Eternel, le peuple de dieu doit affronter des batailles. C’est ainsi qu’on représente sa caste de bâtisseurs armés d’une épée et d’une truelle.

L’apprenti se souvient de V.I.T.R.I.O.L. qui le pousse dans les profondeurs de son être, le maître repense à la tombe où les mauvais compagnons poussent HIRAM, l’élu des neuf repense à la caverne où il est descendu pour retrouver l’assassin du maître, le Chevalier de Royale Arche se rappelle qu’il a visité les neufs voûtes et le Grand Elu de la Voûte Sacrée est descendu et a rencontré Galaad au centre de l’idée. Tous ces lieux d’enfermement ne sont logiquement, comme la forteresse aux 7 tours, que des lieux de passage pour le cherchant qui est dans une voie ascendante. Mais ils peuvent aussi se révéler des labyrinthes inextricables pour celui qui ne retrouve pas le sens de l’orientation. Aussi l’instruction du Grand Architecte à Cyrus sonne le temps du réveil et de la remise en question pour le Grand Elu de la Voûte Sacrée Parfait et Sublime Maçon, par rapport à sa situation de cherchant inaccompli. Il doit se libérer en se remettant en danger. Il a appris à construire des édifices matériels, à se construire matériellement. Il a fait alliance avec la vertu (virtus, qui en latin signifie la force ou le caractère de l’homme et par extension l’homme). Mais en faisant cela, il s’est enfermé, comme Johaben dans la caverne, dans un temple pierre. Alors vient l’heure de se rebeller contre ces contingences extérieures et de retrouver sa liberté, en même temps la lumière. L’esprit prisonnier de la lettre rigide doit se frayer un chemin, il demande le droit de passer pour retrouver la lumière de l’esprit.

Aucun droit n’ayant dans l’histoire des hommes, été accordé sans lutte, celui de passer, nous impose une exigence d’action. Un combat d’où on doit sortir vainqueur. Le vainqueur de la terre, de V.I.T.R.I.O.L., doit rapporter la pierre philosophale qu’il a trouvée. Il vient affirmer le devoir pour le maçon qui a appris de la maçonnerie, de lutter contre toutes les bonnes raisons qu’il pourrait invoquer, et de rendre à l’humanité la part de lumière reçue des enseignements de l’ordre.

Il porte l’épée, ce qui est loin d’être anodin, car dans l’histoire, l’épée était l’apanage des castes nobles ou franches. C'est-à-dire de ceux disposant « librement » de leurs personnes. C’est dire à quel point la liberté est le thème de ce degré. Après avoir reçu l’initiation sacerdotale et pénétré les arcanes de l’esprit, le chevalier est apte à définir et à vivre en liberté.

De la liberté, Daniel BERESNIAK dit : « si le mot liberté, au plan philosophique et isolé de l’acte, est abstrait, au plan de l’Enseignement Traditionnel, par contre, il est tout à fait concret. La « Liberté de passer » implique que l’acte de passer est consubstantiel à la liberté elle-même. En même temps que la liberté, Cyrus donne aux hébreux, le droit « d’aller au-delà du fleuve…».

Notons mes frères, qu’étymologiquement « hébreux » (racine : ein, beith, resh) signifie passer, traverser ou braver. Et cela nous renvoie aux épreuves à passer pour acquérir de ses frères le droit d’être reçu chevalier maçon et à confirmer qu’on est bien un Elu.

Nous ne devons pas comprendre ce passage comme une fin en soi. Car le rituel indique que ZOROBABEL exerce son « droit de passer » au bord d’un fleuve, à une frontière, donc à une borne. La borne est symboliquement ce qui limite la liberté, ce qui différencie et crée des séparations de territoires. La borne en grec se dit « Hcrmeïon ». Ce mot a la même racine que Hermès, le dieu sous le signe duquel étaient jadis placés les enseignements initiatiques. C’est aussi le dieu qui en toute liberté passait d’un territoire à l’autre, car il est le patron des commerçants. Et il figure aussi la transgression, en tant que patron des voleurs.

Je veux y lire la confirmation que, l’enseignement ésotérique nous recommande de transgresser tous les interdits, d’ouvrir toutes les portes, bien grandes, de faire entrer la lumière là où se trouvent les ombres et de n’accepter les arguments d’aucun samaritain qui voudrait nous empêcher de passer. « L.D.P. » nous fait injonction d’aller plus loin, de passer librement, de traverser les ponts, de dépasser les bornes, de franchir les obstacles, de voyager à travers les espaces et les temps interdits, aux fins de réunir ce qui est épars et ainsi d’accomplir l’œuvre du Grand Architecte de l’Univers. Comme le dit BERESNIAK de : « lâcher les chevaux…». Cette idée là rejoint le sens porté dans la légende des Rois mages au 13ème degré, quand l’insistance des jeunes initiés, malgré les recommandations de leur maître, parvient à ouvrir la dernière porte par le mot de passe : « ein sof ».

Mais comprenons bien aussi que les samaritains à qui nous devons imposer la « L.D.P. » ne sont pas étrangers à nous-mêmes. Les avancées de la psychologie nous enseignent que les choix de notre conscience sont limités et bridés par l’éducation, les influences du milieu dans lequel nous vivons, notre histoire et diverses pulsions intérieures. L’usage de la liberté commence par la prise en compte de ces limitations. Cela conduit à repousser des bornes et à l’ouverture de nouveaux espaces, à l’augmentation des possibilités de choix. Cela conduit à de nouvelles idées. La bataille de STURBUZANAÏ est d’abord intérieure. Car en vérité, le Chevalier d’Orient et de l’épée ne mène les batailles contenues dans la légende que contre lui-même. Ceux qu’il défait sur le pont, ne sont que lui-même ou ses frères en humanité (épreuve du miroir à l’initiation du 1er degré).

La « L.D.P. » sur les dans les cadres des grades capitulaires.

Très Sage ATHIRSATA et vous tous mes Très Excellents Frères Chevaliers Rose+Croix, dans le déroulement, continu des grades, qui conduit du profane au degré de chevalier Rose+Croix, le Maçon revêt plusieurs habits. D’abord celui de tailleur de pierre qui participe à la construction d’un temple, puis celui d’architecte concepteur de son œuvre avant de revêtir l’armure et le charisme d’un chevalier et d’un noble, puisqu’il est appelé aussi Prince, tout en étant également pasteur et pèlerin.

Dans le grade de Chevalier d’Orient et de l’Épée avec pour attributs : l’épée dans une main et la truelle dans l’autre, la truelle du maçon côtoie l’épée du chevalier.

Le Maître Maçon fait là preuve d’une double aptitude. L’aptitude de bâtisseur et son art de concilier les oppositions nécessaires et fécondes, et l’épée de l’autre main qui représente la lumière vigilante. Cette représentation allégorique veut donner une image forte de la volonté de construire, tout en demeurant vigilant, sur la défensive, pour sauvegarder la réalisation en cours.

Il marque ainsi la réunion de deux l’initiation, celle par la matière et celle par l’esprit. Le Maçon sort de l’état d’artisan pour devenir Chevalier et aussi Prince. Il passe ainsi de la truelle à l’épée. Il synthétise en lui les principaux enseignements des castes artisanales, guerrières et sacerdotales. Mais c’est au 18ème degré que s’opère définitivement le passage du matériel au spirituel et que la réalisation individuelle intérieure s’intègre au plan universel. Le chevalier, conscient de la difficulté, doit se préparer à toute forme de sacrifice. Car la voie est aride et « la liberté de passer » se conquiert par des luttes sanglantes. Il s’agit de s’affranchir des jougs d’où qu’ils viennent. Les applications de cette libération s’appuient sur des références contemporaines qui hélas sont nombreuses à nos yeux. Les combats que nous avons chacun à mener dans notre sphère spécifique aujourd’hui, nous lancent de nouvelles « L.D.P. » à la figure.

Le 16ème degré, Prince de Jérusalem, montre qu’il est possible d’exercer la liberté de passer dans les deux sens et d’opérer des va et vient entre « J » et « B ». Ainsi la nécessité de s’élever n’apparaît pas antinomique du retour à soi. Tout comme le zèle dans les hauts grades loin de tuer l’assiduité en loge symbolique, doit au contraire apporter un nouvel élan. Les loges symboliques où on manie la truelle et les ateliers supérieurs où on tient l’épée pour défendre le rite. Ce va et vient confirme l’idée contenue dès le 1er degré par V.I.T.R.I.O.L.U.M.

Mais c’est le grade de Chevalier d’Orient et d’Occident, 17ème degré, qui en faisant la synthèse des mondes en opposition et de toute forme de dualité, ombre lumière, maçonnerie symbolique et écossisme, réalise la promesse contenue dans le message du 15ème degré. La promesse du passage entre les deux traditions du livre : la tradition l’ancien testament et la tradition chrétienne. La référence ici est l’apocalypse de Jean. Liberté De Passer.

Au 18ème degré, l’interprétation ouverte que nous avons sur la Foi l’Espérance et la Charité ainsi que sur l’amour du prochain, trouve sa consécration dans le partage en commun du pain et du vin dans une chaîne d’union substantielle et essentielle qui relie chacun à l’Universel. Liberté De Passer de l’un à l’autre.

Par le signe de reconnaissance, le Chevalier Rose-croix atteste sa position d’intermédiaire entre la terre et le ciel, ce qui correspond au Maître Maçon situé entre l’équerre et le compas au centre du cercle. Liberté De Passer.

Dès le grade de Maître, la notion de sacrifice est clairement exprimée par le personnage d’Hiram. Au chapitre Rose+Croix, on retrouve la valeur initiatique du sacrifice par le don de Soi. Si au grade de maître, le sacrifice génère la mort, à l’inverse au Chapitre Rose+Croix, il génère la vie. Liberté De Passer de la mort à la vie.

Les « L.D.P. » du chevalier Rose+Croix dans le siècle présent.

Très Sage ATHIRSATA et vous tous mes Très Excellents Frères Chevaliers Rose+Croix, si en ce siècle, pour être Chevalier Rose+Croix, il n’est plus indispensable de savoir monter à cheval ou manier l’épée, il n’en demeure pas moins indispensable d’en incarner les vertus. Car les luttes et les combats, en ces temps où triomphe « le virtuel », s’ils apparaissent moins sanglants et spectaculaires qu’autrefois, ils n’en demeurent pas moins générateurs de mort, d’aliénation et de misère à l’échelle de la planète. Ainsi devons-nous peut-être exercer, sans complexe, la Liberté De Passer des idées propres à éclairer nos semblables sur les enseignements reçus de la franc-maçonnerie.

Car mes frères, la déshumanisation guette l’homme, des idées pernicieuses arrivent et changent le sens du livre. De nouveaux sigles « L.D.P. » nous sont imposés. Et contre eux, le Chevalier Rose+Croix doit se lever, comme le recommande le Rite Ecossais Ancien et Accepté, dans une action qui sans engager l’ordre n’en porte pas moins ses valeurs. Je ne veux pas être exhaustif et ne citerai que les trois qui me font tous les jours bondir :

« L.D.P. » : « la Liberté De Piller ».

Depuis que l’homme a théorisé cette belle idée de mondialisation, qui aurait pu aboutir à un nouvel humaniste, à une société globale où auraient régné la dignité, le partage, la compréhension et l’équité entre les peuples, d’autres y ont glissé un germe corrupteur qui en fait un instrument d’appauvrissement pour la majorité, les plus faibles. Le loup, au nom d’un libéralisme échevelé, peut de plein droit croquer l’agneau. Celui qui sait, qui a et qui est fort, peut légalement arracher au faible. Il n’a plus aucun devoir de protection envers l’humanité. Il peut, en toute impunité, piller non seulement son frère mais aussi la planète.

« L.D.P. » : « la Loi Des Puissants »

Sûrement jamais dans l’histoire, les peuples et les hommes n’ont eu, autant qu’aujourd’hui, accès à la démocratie, au droit de décider librement. Ici et là sur tous les continents, les hommes naissent libres et égaux, les peuples votent, mais à la fin seul compte l’avis des Puissants. J’en veux pour exemple, un peuple qui est tenu emprisonné par un « peuple élu » sur ses terres ancestrales, sous la menace du « droit de veto » d’un peuple jadis « porteur de promesses » et à qui ont refuse le statu d’Etat. Statut qu’on a accordé au « peuple élu », avant même qu’il n’ait eu une terre. Tout ceci au nom du souvenir d’une souffrance, les mêmes puissants imposent une souffrance. Mais un frère de cet atelier a l’habitude de dire : « la faute n’excuse pas la faute…»

« L.D.P. » : « les Larmes Des peuples »

Je veux parler ici des larmes qu’on voit sur le visage des mères qui regardent mourir de faim ou de misère le fruit de leurs entrailles, de celles qu’on lit dans le regard fermé de l’homme désespéré, ou encore de celle contenues dans les paroles du fou qui refuse le joug. Celles qui nous dérangent au moment du journal et pour lesquelles des solutions existent, mais résistent à l’égoïsme des peuples nantis.

De participer à combattre ces nouvelles « L.D.P. », le chevalier Rose+Croix est en droit et même en devoir. Car comment pourrait-on qualifié un homme qui a entendu : « prenez, manger et donnez à manger à celui qui faim » et qui ensuite détournerait la tête. Comment un Chevalier Rose+Croix pourrait avoir consommé le message d’humanisme contenu dans les enseignements et refuser de le transmettre par un signe, un mot, un regard, une attention ou ne serait-ce qu’une intension à l’autre homme, celui qui en a faim. Nous devons lever la lame de lumière notre épée et la tendre sur le chemin de l’homme. Nous nous devons de passer le message de notre doctrine : de notre foi en la sagesse des hommes, de la force de notre espérance en une humanité meilleure et de notre conviction en la réalisation d’une humanité de beauté dans la charité noble entre les hommes.

Très Sage ATHIRSATA et vous tous mes Très Excellents Frères Chevaliers Rose+Croix, je réclame, la Liberté De Passage, pour l’amour et l’humanisme dans le cœur des hommes de ce temps. Car il me semble que c’est là, le message qu’envoient les rituels des grades capitulaires aux chevaliers Rose+Croix que nous devons mériter de devenir.

Très Sage ATHIRSATA et vous tous mes Très Excellents Frères Chevaliers Rose+Croix, voila livrés à vos avis et sentiments mes réflexions sur le Droit de Passer.

Très Sage ATHIRSATA et vous tous mes Très Excellents Frères Chevaliers Rose+Croix,

J’ai dit !

J\-M\ O\ E\


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