GLDF Loge : Le Voile d’Isis - Orient d’Evry-Corbeil 23/03/2009

Le Compagnonnage

L’enracinement historique.

L’origine exacte du compagnonnage se perd dans la nuit des temps. L’histoire n’a pas en sa possession de documents écrits ratifiant la création de ces associations ouvrières.

Les légendes.
Les légendes concernant la naissance du compagnonnage sont le fait d’une tradition orale.
Les premières légendes attribuent la création du compagnonnage à Salomon, roi d’une grande piété ce qui le décida à faire ériger un Temple à Jérusalem. La construction de ce temple demandera une grande organisation avec la création d’une hiérarchie ouvrière. Les ouvriers reconnus pour leur qualité étaient conduits dans un souterrain du Temple pour être initiés et devenir compagnon, avec un mot de passe pour les reconnaître.
Les hébreux avaient appris l’art de bâtir des Egyptiens, au cours de ce long exil dont ils sortirent avec Moïse. C’est pourquoi les compagnons considèrent les constructeurs des pyramides comme leurs ancêtres.
D’autres légendes se réfèrent aussi à la construction du Temple de Jérusalem.Ainsi celle de Maître Jacques qui serait né en Gaule et qui aurait, dès son jeune âge visité les hauts lieux de Grèce et d’Egypte. Arrivé à Jérusalem, il aurait travaillé à la construction du Temple. Il aurait quitté la Judée en compagnie de Soubise troisième fondateur du Compagnonnage. Après s’être brouillé avec Soubise, Maître Jacques se retira en Provence, dans l’ermitage de la Sainte Baume, où il fut poignardé par un de ses disciples.
Tout compagnon du Devoir se rend au moins une fois dans sa vie à l’ermitage de la Sainte Baume où, de plus, Marie Madeleine se retira dans la prière après avoir évangélisé la Provence. Patronne des Compagnons, Marie Madeleine symbolise le rôle de la femme dans le compagnonnage.
Une autre légende identifie Maître Jacques au dernier Grand Maître des Templiers, Jacques de Molay. Il est possible qu’il y ait eu de nombreux échanges entre les membres de l’Ordre  des Templiers et les compagnons à l’époque des croisades.
Quant à Soubise, après son amitié et sa brouille avec Maître Jacques, il aurait fini sa vie en moine bénédictin. Sur les affiches dans les Cayennes (loges des Compagnons), Soubise est toujours représenté avec l’habit de Saint Benoît. Cette dernière légende est le signe des relations très étroites qui unirent en Occident, le monde ouvrier et le monde bénédictin.

Les Réalités.

Le Compagnonnage s’organise autour d’une très belle devise : «  Ne pas asservir, ne pas se servir, mais servir », et de deux consciences : celle du Devoir, celle du Travail.
Antérieurement au XIXème siècle, le nom que les Compagnons donnaient à leur association était celui de Devoir. Synonyme de Compagnonnage, le Devoir désigne également un  ensemble de règlements, de coutumes, de symboles et de rites que tout Compagnon doit connaître. C’est le devoir qui régit la vie même du Compagnonnage et qui fixe les modalités de chaque cérémonie. Un Compagnon en a donné une définition qui correspond bien au Devoir d’hier, d’aujourd’hui et de demain : « l’amour du travail, la connaissance du métier, la perfection de l’ouvrage, les obligations envers les frères, la solidarité dans les épreuves comme dans les réjouissances, les rapports avec la société profane, tout cela constitue le Devoir ».
Mais n’est-ce pas là, également, le Devoir permanent du Franc Maçon ?
Le Compagnonnage est divisé en rites placés chacun sous le patronage d’une personne historique et mythique : le Roi Salomon (le biblique), Maître Jacques (le chevaleresque) et le Père Soubise (le monastique).
Les enfants de Salomon (dits les Indiens).
Les enfants de Maître Jacques (dits Compagnons du Devoir ou Dévoirants du Saint Devoir de Dieu).
Les enfants du Père Soubise  (les Dévoirants).
Le Chevaleresque provient, lors des Croisades, de la relation des Compagnons avec les Chevaliers du Temple, lesquels avaient reçu leur règle de Saint Bernard de Clairvaux, réformateur de l’Ordre des Bénédictins et prédicateur de la seconde croisade.
L’union entre le Temple de Jérusalem et les Cathédrales, dont l’édification doit beaucoup aux Compagnons, se concrétise dans l’immense labyrinthe au centre des Cathédrales de Chartres et d’Amiens. Parcourir ce labyrinthe à genoux, en priant, était considéré comme le pèlerinage symbolique à Jérusalem.
Quoiqu’il en soit des origines du Compagnonnage, il est l’héritier d’une culture ouvrière qui se confond avec le patrimoine spirituel des grandes civilisations. Il est l’expression, à travers les monuments architecturaux, de l’effort des hommes pour s’élever du visible à l’invisible. Mais l’élévation et l’unité du Compagnonnage ont été confrontées à bien des difficultés au cours des siècles.

Le Compagnonnage au milieu de la Réforme.

Les idées de la Réforme portées par Luther et Calvin ont causé de très graves disputes au sein du compagnonnage avec une division des consciences.
Ceux fidèles au Catholicisme prirent le nom de « Devoirants » qui se transforma en « dévorants », les réformés furent appelés du nom de « gavots » ou « gaveaux », sobriquet qui était donné aux huguenots du midi, dont la danse populaire était la gavotte.

Le Compagnonnage face à la diversité des métiers.

Entre les métiers, qui sont la base du compagnonnage, existent des différences considérables de mentalité qui sont dues à l’ancienneté de ceux-ci, à la variété des coutumes, de leurs techniques. Il faudra attendre la fin du XIXème siècle avec la normalisation des techniques, l’urbanisation, l’industrialisation pour que naisse le sentiment fondé d’une classe ouvrière.
Les Compagnons empruntent leurs rites, leur langage, leur symbolisme, au patrimoine religieux et chevaleresque de l’Occident, et non à l’humanisme de la Renaissance qui sépare l’artiste de l’ouvrier, ni au rationalisme cartésien qui sépare l’intellectuel du peuple, ni même à la philosophie des lumières qui substitue la technologie fondée sur la géométrie à la culture pragmatique des Compagnons.

La Condamnation par la Sorbonne.

Le 14 mars 1655, une sentence de la Faculté de Théologie de la Sorbonne, sous influence intégriste du Jansénisme condamne les pratiques du Compagnonnage sur le prétexte que son initiation est une parodie des sacrements de la religion chrétienne.

La Révolution de 1789.


Des temps féodaux jusqu’à la Révolution, l’éducation de l’ouvrier est assurée par les corps de métiers. A partir de la Révolution, ces corps étant supprimés, il n’y a plus d’éducation ouvrière à proprement parler jusqu’à la IIIème République.
Les Encyclopédistes du Siècle des Lumières prêchent pour l’individualisme optimiste contre les corps de métiers.
Le principe de la suppression des communautés de métiers est posé la nuit du 4 août 1789 avec l’abolition des privilèges. Cet esprit sera conforté par la Loi Le Chapelier votée le 17 juin 1791 : « L’anéantissement de toute espèce de corporations de citoyens de même état et profession étant l’une des bases fondamentales de la Constitution française, il est défendu de les rétablir de fait, sous prétexte et sous quelque forme que ce soit ».
Le Code Napoléon reprend les interdictions.

La Franc-Maçonnerie et le Compagnonnage.

Il y a beaucoup de similitudes entre le Compagnonnage et la Franc Maçonnerie jusqu’au 17ème siècle avec les mêmes origines et légendes : le Temple de Jérusalem, le roi Salomon et le même socle : le monde ouvrier. C’est toute l’épopée des maçons opératifs : les grands bâtisseurs. Les Compagnons se réunissent dans les Cayennes, les Francs Maçons trouvent leurs origines dans les guildes, corporations de métiers.
Dans les années 1650, sous l’influence anglaise et écossaise la Franc Maçonnerie va vraiment prendre corps avec les maçons spéculatifs. Après le puritanisme drastique de Cromwell, la turbulence religieuse revient en Angleterre au point que le roi James II doit se réfugier en France apportant avec lui la maçonnerie spéculative. Les loges anglaises ou écossaises commencent à admettre des membres qui ne sont pas ouvriers. Ces membres sont appelés des maçons acceptés et ce sont des hommes de sciences, des philosophes. La maçonnerie spéculative qui s’éloigne du monde ouvrier devient une sorte de laboratoire d’idées pour les nouvelles sciences et nouvelles philosophies de la raison en s’interdisant toutes discussions religieuses et politiques. C’est le grand changement avec le Compagnonnage, qui a pour base exclusive le monde ouvrier, avec sa culture du savoir et du savoir faire. Cependant, la Franc Maçonnerie gardera les origines compagnonniques : les rites, les symboles. Comme nous le verrons, si le Compagnonnage, comme la Franc Maçonnerie, initie l’apprenti et le compagnon, il ne reconnaît pas le Maître à cause de sa base ouvrière et de son esprit égalitaire. Les Club Francs Maçons ne seront pas touchés par la Loi Le Chapelier, car ils sont constitués de citoyens de professions diverses.

Agricol Perdignier dit Avignonnais-la-Vertu.

La Loi le Chapelier oblige le Compagnonnage à passer dans la clandestinité, mais il continue à se développer avec une assistance mutuelle.
Dans une ambiance morose Agricol Perdignier, futur député, relayé par Lucien Blanc, compagnon bourrelier crée la Fédération Compagnonnique en 1874 qui deviendra après un congrès : l’Union Compagnonnique.
Dans le 19ème siècle mouvementé, le compagnonnage va devenir le creuset de nouvelles associations ouvrières : les sociétés de secours mutuel, qui sont les ancêtres des syndicats. Mais il défend le respect de la liberté d’opinion de chacun s’interdisant de jouer un rôle politique ce qui va le faire se séparer du syndicalisme infiltré par des intellectuels qui vont imposer leurs idées, ainsi naît le manifeste du parti communiste en 1848 avec l’idéologie marxiste.

Le Compagnonnage à l’aube du 20ème siècle.

Le syndicalisme et l’industrialisation mettent le Compagnonnage devant de nouvelles épreuves qui l’obligent à une réflexion en profondeur sur sa vocation.
L’ère de la production, de la technologie nouvelle, de la machine à outil va créer l’antithèse du Compagnonnage : le Taylorisme avec l’individualisme et la chute de l’artisanat. Voir le film : «  Les temps Modernes » de Chaplin.
Le Compagnonnage trouve la parade avec sa tradition d’enseignement dans les Sociétés protectrices des apprentis qui se multiplient sur le Tour de France et passe l’occupation allemande qui l’interdit sous prétexte de résistance souterraine.

Le Métier.

L’apprentissage d’un métier, la pratique de celui-ci et sa transmission sont l’assise fondamentale du Compagnonnage. Un seul métier est choisi pour toute la vie et la qualité de celui-ci suppose que l’ouvrier en maîtrise tous les éléments, toute la chaîne qui va de la matière brute à l’objet fini.
Le Compagnon doit avoir des notions précises d’histoire de l’art afin de respecter les styles et la qualité fondamentale : l’habileté
Si le métier est une école du caractère, chaque métier forme le caractère qui lui est propre. Chaque métier a ses rites, ce qui interdit toute unification des métiers.
Le Tour de France.

Pour avoir droit à partir sur le Tour de France, il faut d’abord avoir été adopté par les Compagnons comme aspirant, c’est-à-dire un apprenti devenu un ouvrier capable. Le voyage exaltant a pour but le passage du professionnel à l’humain, à la vie en société dans la cité. Il est profondément « initiatique », donc riche en rites.
Avant de partir l’aspirant a reçu une canne qui est à la fois une protection et le signe extérieur de l’apprenti lors de la rencontre d’un autre compagnon.
Le Tour de France se fait ordinairement dans le sens des aiguilles d’une montre. Pour un parisien départ : Melun.
A chaque étape, le voyageur trouve un gîte, plutôt un foyer dans la maison d’un compagnon que l’on a coutume d’appeler « la Mère ». Tout compagnon est muni d’un passeport qu’il appelle son « affaire ». Celle-ci est frappée du cachet de chacune des villes dans lesquelles il est passé.
La manière dont l’arrivant, tenant son chapeau, sa manière de saluer, de présenter la main, tous ces gestes correspondent aussi à un rite de connaissance. Il peut y avoir un dialogue :
Mon ancien, j’arrive dit le nouveau venu 
- Par quelle voie venez-vous ?
- De Jérusalem
- Que nous apportez-vous ?
- Le mot mystérieux de l’Antiquité
- Comment se prononce-t-il ?
- Il ne se prononce pas, il s’épelle.
Et l’entretien se termine ainsi, avec :
- Hommage à leur mémoire, à l’honneur et à la gloire de tous les jolis compagnons du Devoir de Maître Jacques.
Puis l’arrivant est soumis à un rituel secret connu d’avance de l’aspirant et correspondant au rituel du métier : c’est l’entrée en Chambre.
Le départ d’une ville soumet le Compagnon au rite du « levage d’acquit » qui est une remise des comptes à la Mère, laquelle met le cachet sur « l’affaire » ce qui permet de rentrer dans une autre ville.
Autrefois au départ, le Compagnon était accompagné par ses collègues avec faste, boissons, accolades, c’était « la conduite ». A la sortie de la ville, le Compagnon jetait son chapeau, qu’un ancien remettait sur sa tête.
Si la solennité du départ était supérieure, c’était  « la conduite en règle » ou « battant aux champs ».
Par contre, pour mauvaise conduite, un Compagnon peut être chassé de la ville avec humiliation et rejet à vie du compagnonnage.
Dans le temps, quand deux compagnons se rencontraient sur la route, il y avait entre eux le traditionnel « topage » avec reconnaissance grâce à une interrogation mutuelle sur leur métier, leurs rites.

La Mère.

A l’origine, les Compagnons en voyage avaient coutume de se retrouver aux mêmes hôtelleries ou auberges, là où ils étaient bien accueillis. L’on comprend vite l’importance de la prévenance maternelle des hôtelières pour la vie du jeune Compagnon. Ces femmes sont à l’origine de l’institution de la Mère. Tant qu’elles ne sont pas Mères, on les appelle « Dames Hôtesses ».
La cérémonie de réception de la Mère comporte la remise d’un bracelet rituel qui est rivé au poignet du compagnon le jour de la réception.
Dans le siège des Compagnons, il y a aussi le « prévôt » qui assure la direction générale et le « rôleur » ou « rouleur » qui veille à la répartition du travail à l’extérieur. Le lieu de réunion est la « Cayenne ».
Lors de son décès, le Compagnon est accompagné jusqu’à la fosse avec une cérémonie particulière : « la reconnaissance d’enterrement ».

L’école de l’expérience et du trait.

Le Compagnon devient un excellent ouvrier lorsqu’à partir des trois formes géométriques : le cercle, le triangle, le carré et sans épure, il réalise son œuvre.

L’initiation.

Les trois étapes de l’initiation sont :
- L’adoption de l’apprenti qui est commune à tous les métiers
- La réception du Compagnon par son corps de métier
- La reconnaissance du Compagnon fini, encore que cette dernière tende à disparaître, un Compagnon n’étant jamais fini.

L’Aspirant.

C’est déjà quelqu’un qui se perfectionne. Il doit être titulaire du CAP. Avant d’être reçu aspirant, le jeune réalise un stage de trois mois minimum. Il connaît l’atmosphère familiale chez la Mère où il doit offrir le meilleur de lui-même pour arriver à l’idéal du Compagnonnage.
Au cours de la Cérémonie d’adoption, l’aspirant reçoit des couleurs frappées aux marques de son métier. Y sont représentés deux figures symboliques de sa démarche spirituelle : le labyrinthe et la Tour de Babel. Le labyrinthe, symbole d’origine crétoise (Dédale), symbolise le lent cheminement intérieur pour arriver à la perfection professionnelle et à la perfection morale. La tour de Babel symbolise les premières réussites dont on est fiers, mais aussi la vanité à vaincre, car la tour de Babel s’est écroulée donc jamais terminée, comme la perfection difficile à atteindre dans l’humilité.
L’apprenti ne peut être adopté aspirant s’il n’a pas ouvert les yeux sur la réalité du mal et commencé de comprendre quelle fraternité doit unir les hommes : non celle des purs qui affectent d’ignorer le mal, mais celle des hommes vrais, qui aident l’homme à se dégager des ruines.

Le Compagnon.

Entre la réception d’un Compagnon et l’obtention d’un diplôme, il y a cette différence essentielle que le diplôme est seulement la reconnaissance d’un savoir acquis, alors que la réception du Compagnon est aussi la consécration d’une volonté de perfectionnement, c’est un encouragement à apprendre et à transmettre en accompagnant.
La réception du Compagnon s’accompagne d’une deuxième frappe des couleurs avec de nouveaux symboles : la pyramide, le temple, le tombeau, la cathédrale.
La Pyramide premier symbole, représente la perfection de la croissance vivante qui, de la base vers le sommet, accomplit une synthèse avec le secret de son édification.
Le Temple second symbole est en relation avec Salomon, c’est la Cayenne, lieu des réunions.
Le Tombeau troisième symbole. Il signifie qu’il faut savoir mourir et réaliser de son vivant une œuvre manuelle de qualité : son tombeau.
La Cathédrale quatrième symbole, c’est l’expression de la fécondité, du sacrifice, la perfection de l’œuvre achevée. Elle symbolise l’unité du ciel et de la terre, entre la main et la pensée.
Avec la Cathédrale, nous accédons à la notion de chef d’œuvre
Le Chef d’œuvre c’est l’œuvre exceptionnellement parfaite dans sa conception et sa réalisation, une grande liberté, une harmonie dans le volume, les formes et les divers composants et une parfaite réalisation technique et manuelle.
Le Chef-d’œuvre est la perfection technique et l’expression de l’âme du Compagnon.
Le Compagnon fini il est celui qui est parvenu à la plénitude, à la maturité totale dans son métier, avec la conscience de réaliser une œuvre pour la cité au sein du Compagnonnage.
Le Devoir le terme devoir désigne tout le Compagnonnage, l’ensemble de son idéal et des ses pratiques. Le Devoir, c’est la pratique d’un métier poussée jusqu’au bout de ses exigences techniques et humaines. La Fraternité en fait partie.
Elite forgée dans le devoir, le Compagnonnage est un ordre. Ce n’est pas une administration profane, c’est une Communauté spirituelle qui a ses rites, mais surtout une cause à défendre et à promouvoir, celle de la culture ouvrière.
Dans le Compagnonnage, être ouvrier c’est une vocation.

L’Actualité et l’Avenir du Compagnonnage.

Les sociétés de Compagnonnages représentent quelque chose d’unique dans le monde de l’enseignement professionnel : la maîtrise des techniques y est intimement liée à la quête du sens du travail. La principale richesse du Compagnonnage, c’est l’amour que mettent les Compagnons à transmettre leurs métiers.
Les Compagnons du Devoir ont organisé des « instituts de métiers pour la recherche », tant sur l’actualisation des techniques que sur la transmission des savoirs traditionnels. Un autre aspect de la modernisation est l’accueil des femmes qui souhaitent apprendre un métier.

CONCLUSION.

Le Compagnonnage est une école d’humanité.
Il combat le divorce entre le savoir-faire et le savoir être et prêche la réconciliation de l’homo faber et l’homo sapiens.
Le Compagnonnage est porteur d’une mission sacrée : le travail.
En Franc Maçonnerie spéculative, le travail est aussi un devoir sacré car, sans lui, rien ne saurait être édifié en vue du Bonheur de l’Humanité !

J’ai dit Vénérable Maître.  

J\ M\

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