Obédience : NC Site : Lurker R.A.M.  06/09/2006

Shibboleth... Faut-il tuer l'étranger ? 

6013-1-1

 "Ils lui disaient alors: Hé bien, dis Schibboleth. Et il disait Sibboleth,
car il ne pouvait pas bien prononcer.
Sur quoi les hommes de Galaad le saisissaient, et l'égorgeaient près des gués du Jourdain
Il périt en ce temps-là quarante-deux mille hommes d'Éphraïm."
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יאמרו לו אמר־נא שׁבלת ויאמר סבלת ולא יכין לדבר כן ויאחזו אותו וישׁחטוהו אל־מעברות הירדן ויפל בעת ההיא מאפרים ארבעים ושׁנים אלף
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Interrogabant eum dic ergo sebboleth quod interpretatur spica qui respondebat tebboleth eadem littera spicam exprimere non valens statimque adprehensum iugulabant in ipso Iordanis transitu et ceciderunt in illo tempore de Ephraim quadraginta duo milia

Juges12:6

6013-1-2

« Peu après, ceux qui se tenaient là s'approchèrent et dirent à Pierre : 
Sûrement, toi aussi, tu en es : et d'ailleurs ton langage te trahit. »
Mt 26, 73

 

Ruth
1 ; 17 « Là où tu mourras, je mourrai et là je serai ensevelie.  Que Yahvé me fasse ce mal et qu'il y ajoute encore cet autre, si ce n'est pas la mort qui nous sépare! »

« Il demanda : Quelle est la parole qu'il t'a dite ? Ne me cache rien! Que Dieu te fasse ce mal et qu'il ajoute encore cet autre si tu me caches un mot de ce qu'il t'a dit. » 1S 3 ; 17

« Tout le peuple vint inviter David à prendre de la nourriture alors qu'il faisait encore jour, mais David fit ce serment : " Que Dieu me fasse tel mal et qu'il y ajoute tel autre si je goûte à du pain ou à quoi que ce soit avant le coucher du soleil. » 2S 3 ;35

 6013-1-3Etranger

N.B.  identité de la Loi pour le peuple d’Israël et pour l’étranger.

« Il n'y aura qu'une loi et qu'un droit pour vous et pour l'étranger qui réside chez vous. » Nb 15 ; 16

Néanmoins il est dit :

« Vous ne pourrez manger aucune bête crevée. Tu la donneras à l'étranger  qui réside chez toi pour qu'il la mange, ou bien vends-la à un étranger du  dehors… » Dt 14 ; 21

« Tu pourras exploiter l'étranger, mais tu libéreras ton frère de ton droit sur lui. » Dt 15 ; 3

« tu ne grappilleras pas ta vigne et tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ton verger. Tu les abandonneras au pauvre et à l'étranger. Je suis Yahvé votre Dieu. » Lv 19 ;10

« Lorsque vous ferez la moisson dans votre pays, tu ne moissonneras pas jusqu'à l'extrême bord de ton champ et tu ne glaneras pas ta moisson. Tu abandonneras cela au pauvre et à l'étranger. Je suis Yahvé votre Dieu. » Lv 23 ; 22

Au second grade des principaux rites de la Franc-maçonnerie, le mot de passe donné aux impétrants est « Schibboleth ». Ce mot signifie « épi » ou bien le « courant de l’eau », le « cours du fleuve ». Certains rituels et catéchismes proposent une interprétation de cette traduction en déclinant les termes de la pluralité : « nombreux comme les épis de blé » comme si cette notion plurielle devait être mise en relation avec le symbolisme de la grenade que l’on retrouve au chapiteau des colonnes Iod et Beth tout aussi bien avec celui de la chaîne d’Union, marquant ainsi une véritable intégration dans le cercle des initiés en les comparant à de nouveaux grains sur l’épi comme c’est le cas au Rite Français dit Moderne :


« D. : Dites-moi le M:. de P:.

R. : Schibboleth
D. : Que signifie-t-il ?
R. : Nombreux comme des épis de blé.
D. : Quel âge avez-vous ?
R. : Cinq ans. »

Cependant ni l’âge symbolique, ni le graphisme particulier du tapis de loge à ce grade - Rite Emulation compris - ne permettent de penser que le Compagnon soit véritablement autre chose qu’un Apprenti à qui l’on va demander de mettre en ordre les éléments qu’il a appris sur la colonne du Nord et de montrer qu’il les a compris en comparant la théorie de l’enseignement avec l’expérience des voyages. En d'autres termes, il s'agit de construire avec les outils qui lui sont donnés, ce dont les Maîtres auront tendance à se dispenser. Dans les anciennes règles des ordres monastiques la « via purgativa » - voie de la purgation – précède la « via contemplativa » - voie de la contemplation. Il est bien évident que ces deux termes sont liés en un seul parcours initiatique et que le Compagnon ne trouvera l’équilibre de la « via unitiva » qu’après avoir fait la synthèse intérieure du choix entre l’illusoire et le nécessaire, c’est à dire principalement entre le droit de se taire ( privilège ô combien indispensable !) et le droit de parler. Il s’agit bien de droits et non d’obligations… Mais nous verrons plus loin s’il y a, ou non, relation entre Schibboleth et la Parole.

Une autre traduction intéressante est celle proposée par le rituel dit du « Duc de Chartres [2]( 1784 ) » qui nous précise que « Le mot de passe est Schibboleth qui signifie « épi de blé sans barbe » ou « épi de froment ».

La relation indiquée ici entre le terme Schibboleth et le froment n’est pas expliquée par le rituel, pas plus, d’ailleurs, que ne le sont les autres relations entre les termes et la symbolique maçonnique. Ainsi, « nombreux comme les épis de blé » pourrait signifier que le Compagnon, contrairement à l’Apprenti, est déjà coutumier de la trinité du « Moi », du « Surmoi » et du « Ca ». Mais ce rituel va plus loin que le précédent dans l’explication du vocable par le fait que l’enseignement donné à l’issue de la cérémonie d’élévation replace le mot dans son contexte biblique en indiquant bien qu’il s’agit de tuer les membres de la tribu d’Ephraïm sans toutefois préciser pourquoi.

« D. Donnez-moi le mot de passe.
R. Schibboleth.
D. Que signifie ce mot ?
R. «Épi de blé sans barbe», ou «épi de froment». C'était le mot des tribus qui étaient en guerre avec la tribu d'Ephraïm. Lorsque les sentinelles placées sur le bord du Jourdain demandaient aux Éphraïmites ce mot qu'ils ne pouvaient prononcer comme eux, ils [les] reconnaissaient pour ennemis, les tuaient et les précipitaient dans le fleuve. »

Le Rite Ecossais Ancien et Accepté, quant à lui, insiste sur l’aspect « tuilage » du terme, à savoir qu’il ne se présente plus comme une formule neutre pouvant revêtir certaines significations rapprochant le rituel de Compagnon des croyances liées à un contexte agricole et qui seraient porteuses de préoccupations sédentaires.

Pour le Rite Ecossais, il s’agit bien de « nommer » au commencement des voyages et c’est le nouveau Compagnon qui devient lui-même le fruit en germe. On sait que le pouvoir de création est porté par la capacité de « nommer » les choses et les êtres. Ici, il s’agit bien de « parole » porteuse de renaissance puisqu’elle s’exprime lors d’un rituel d’élévation au grade supérieur, donc, de création d’un nouvel état, car, comme le disait Edgar Morin, « Parler c'est créer. Le sorcier crée la chose qu'il nomme, et, un des moteurs de la .magie, c'est la parole... », ici, c’est le Vénérable Maître qui devient le Sorcier créateur en affirmant au nouveau Compagnon son identité.

« R. Qui est-là ?
D. Que répondîtes-vous?
R. Un apprenti qui a fini son temps, et qui demande à être reçu compagnon.
D. Comment espérâtes-vous y parvenir?
R. Par le mot de passe.
D. Vous l'avez donc, le mot de passe?
R. Oui, je l'ai, vén.·.
D. Donnez-le moi.
R. (Il le donne.)
D. Que vous dit-on alors?
R. Passe Schibboleth
D. Que devîntes-vous alors ?
R. Je fis cinq voyages autour de la loge [3]. »

A ce point, nous nous trouvons devant trois lignes directrices qui pourraient donner une interprétation probable du terme « Schibboleth ».

La traduction du mot hébreu : « épi » ou « courant de l’eau », « cours du fleuve »

La signification donnée au mot par les catéchismes maçonniques : « nombreux comme les épis de blé » ou « épis de froment » ( blé sans barbe ) qui semble indiquer le lien permanent entre les rituels pratiqués et la construction de sociétés « agraires » donc sédentaires regroupées en villages et dont la survie dépend de la possession de la Terre et de la qualité du bâti protégeant les personnes et les biens.

L’utilisation de ce terme comme un mot de passe permettant d’identifier les étrangers autrement que par leur apparence, par leurs difficultés de prononciation, et cela en vue de les tuer. Nous sommes ici en présence d’une réalité sociale importante : l’étranger n’est pas nécessairement différent de nous au premier abord. Il faut savoir ce que cachent les masques car l’étranger est celui qui prend la nourriture, les femmes, occupe la place réservée aux membres du groupe.

Néanmoins, une question revient en permanence, pourquoi avoir choisi un mot de passe dont l’usage n’apparaît qu’une seule fois dans le texte biblique qui reste, on le sait, la référence en matière de symbolisme maçonnique ? Mais aussi, dans le cadre d’une fraternité affirmant sa vocation universaliste, pourquoi choisir un mot dont l’unique usage est de désigner l’étranger afin de le mettre à mort ?

6013-1-4Nombreux comme les épis de blé

« Elle a dit : « Permets-moi de glaner et de ramasser ce qui tombe des  gerbes derrière les moissonneurs. " Elle est donc venue et elle est restée;  depuis le matin jusqu'à présent elle s'est à peine reposée. »
Rt 2 ; 7

Le premier verset du second chapitre du Livre de Ruth nous apporte un certain nombre d’enseignements d’une part sur les épis de blé, mais aussi sur leur contexte particulier. En effet, Ruth [4], veuve de l’un des fils d’Elimélek [5] choisit de rester avec sa belle-mère Noémie, après la mort de son mari, et reste attachée à elle lorsque cette dernière retourne auprès de l’un des parents d’Elimélek : Booz. Cependant, le fait d’avoir épousé un homme du pays de Juda n’avait pas pour conséquence qu’elle fusse acceptée. Ruth restait avant tout une moabite [6], c’est à dire, une étrangère impure [7] puisqu’un interdit frappait les filles des Moabites comme nées d’une lignée issue de l’inceste de la fille aînée de Loth avec son père et qui donna naissance à Mo’ab ou Mohabon, leur ancêtre [8].

L’arrivée des deux femmes à Bethlehem correspond au temps de la moisson de l’orge. Ruth demande l’autorisation de glaner les épis qui tomberaient du chariot comme la Loi le permettait puisque les épis tombés étaient considérés comme perdus. Le maillon le plus pauvre de la communauté pouvait en bénéficier, ici l’étranger vit grâce à la charité de la communauté qui, non seulement ne le met pas à mort, mais de surcroît le nourrit de ce qui ne la prive pas. C’est donc bien le rôle de l’étranger que de rassembler ce qui est épars puisqu’il ne participe pas aux travaux de la communauté. C’est alors que Booz, propriétaire du champ, remarque Ruth et lui accorde sa protection. On observera que dans un premier temps c’est le fait de glaner les épis tombés du chariot qui permettra à la Veuve de se faire remarquer.

6013-1-5

Nous sommes ici en présence de deux symboles maçonniques forts ; tout d’abord l’importance de regrouper ce qui est rejeté, tombé, égaré, éparpillés autour du chariot. On se souviendra que la pierre brute rejetée est celle qui formera la clé de voûte. Ce sont ici les épis de blés qui seront ramassés en brassés, donc, nombreux. D’autre part, c’est sous la bienveillante protection du propriétaire du champ que cet acte de regrouper les épis va pouvoir se dérouler. Ici le propriétaire se nomme Booz. On notera que dans le texte hébreu, l’orthographe de ce nom est identique à celle qui est attachée à la colonne du Temple à la gauche de la porte : Boaz  et qui signifie « dans la force » ou « sous la protection ». Il est important, ici, de préciser que, quel que soit le Rite [9], la Colonne Boaz est toujours celle à l’ombre de laquelle siège le Premier Surveillant, c’est à dire le Maître en charge de l’enseignement des Compagnons.

Cette part du symbolisme maçonnique nous offre un développement intéressant relativement au second grade et particulièrement sur son obligation de voyager, c’est à dire de devenir un étranger. Le droit à la Parole dont il est investi à ce grade n’est pas, on le comprend bien, une obligation d’intervenir dans les travaux de sa propre Loge, mais bien le moyen de se faire reconnaître, de donner le mot de passe demandé selon les formes et la bonne prononciation. Reconnaître l’étranger est aussi un moyen de se connaître. Le Compagnon sera donc celui qui n’est plus une pierre brute dépendante du regard que l’on porte sur elle, mais bien celui qui se construit par la dette qu’il développe envers son entourage. Le fait d’être intégré dans une construction, d’avoir sa place au sein de l’architecture  ne représente rien d’autre que la possibilité d’admettre que le regard de l’étranger puisse être le ciment de la construction. Comme le souligne l’Histoire de Ruth, les racines, symbolisées par la référence à la Déesse Mère, souvent indiquée comme une veuve, de la tribu, du groupe, trouvent leur sources dans les éléments rejetés. Tous ces épis glanés par l’indigent, l’étranger que l’on tolère, symbolisent les éléments que chacun d’entre nous rejettent inconsciemment hors du champ de la réflexion parce qu’il est impossible d’être à la fois impliqué et témoin. L’étranger est le témoin qui glane les restes de la mémoire pour nous permettre de la reconstituer. Néanmoins, si nous comprenons pourquoi les « épis sont nombreux » et pourquoi la protection de la « Force » est nécessaire à consolider ce qui est « établi [10] », il nous reste à nous demander pourquoi l’étranger doit-il mourir et si le « courant de la rivière » représente le cours du temps ou bien autre chose ?

Shibboleth 
6013-1-1

Cibolet est la prononciation émise par les EphraÏmites. On remarquera que le (Shin) est remplacé par le  (Samek) indiquant que les prononciations chuintantes ne pouvaient être effectuées par les hommes de cette tribu. Ce point souligne la pluralité de langues pratiquées par les hébreux avant la codification de la Bible. D’autre part, la valeur de chacune des lettre n’est pas identique ; « Samek » vaut 60 alors que « Shin » vaut 300 ce qui donne dans un cas 60 + 2 + 30 + 8 = 100 = 1 et dans l’autre 300 + 2 + 30 + 8 = 340 = 7. Dans le cas de « Cibolet », nous sommes en présence de l’affirmation d’exister par le fait que la signification de la lettre initiale renvoie aux « fondements » alors qu’avec « Schibboleth » le « Shin » impose une certaine forme d’universalisation.

 6013-1-6

Ce terme n’apparaît qu’une seule fois dans le texte biblique en Jg 12 ; 6 quand Jephté, Roi-Juge de Galaad, après avoir offert sa fille en sacrifice à l’Eternel, conformément à son vœu, termine la guerre victorieuse qu’il menait contre ses voisins Ammonites en les empêchant de regagner leur territoire par le franchissement d’un gué sur le Jourdain. (5)« Puis Galaad coupa à Éphraïm les gués du Jourdain, et quand les fuyards d'Éphraïm disaient : « Laissez-moi passer », les gens de Galaad demandaient : « Es-tu Ephraïmite ? » S'il répondait : « Non » (6) alors ils lui disaient : « Eh bien, dis Schibboleth ! » Il disait : « Sibbolet » car il n'arrivait pas à prononcer ainsi. Alors on le saisissait et on l'égorgeait près des gués du Jourdain. Il tomba en ce temps-là quarante-deux mille hommes d'Éphraïm. »

30 Et Jephthé voua un vœu à l’Éternel, et dit : Si tu livres en ma main les fils d’Ammon,
31 il arrivera que ce qui sortira des portes de ma maison à ma rencontre, lorsque je reviendrai en paix des fils d’Ammon, sera à l’Éternel, et je l’offrirai en holocauste.
32 Et Jephthé passa vers les fils d’Ammon pour combattre contre eux ; et l’Éternel les livra en sa main :
33 et il leur infligea une très grande défaite, depuis Aroër jusqu’à ce que tu viennes à Minnith, [leur prenant] vingt villes, et jusqu’à Abel-Keramim*; et les fils d’Ammon furent humiliés devant les fils d’Israël.
34 Et Jephthé vint à Mitspa, dans sa maison ; et voici, sa fille sortit à sa rencontre avec des tambourins et des danses* ; et elle était seule, unique : il n’avait, à part elle, ni fils ni fille.
35 Et il arriva, quand il la vit, qu’il déchira ses vêtements, et dit : Ah, ma fille ! tu m’as accablé, et tu es de ceux qui me troublent ! car j’ai ouvert [ma] bouche à l’Éternel, et ne puis revenir en arrière.
36 Et elle lui dit : Mon père, si tu as ouvert ta bouche à l’Éternel, fais-moi selon ce qui est sorti de ta bouche, après que l’Éternel t’a vengé de tes ennemis, les fils d’Ammon.
37 Et elle dit à son père : Que cette chose me soit faite : laisse-moi pendant deux mois,
t je m’en irai, et je descendrai sur les montagnes, et je pleurerai ma virginité, moi et mes compagnes.
38 Et il lui dit : Va. Et il la renvoya pour deux mois. Et elle s’en alla, elle et ses compagnes, et pleura sa virginité sur les montagnes.
39 Et il arriva, au bout de deux mois, qu’elle revint vers son père ; et il accomplit à son égard le voeu qu’il avait voué. Et elle n’avait point connu d’homme.
40 Et ce fut une coutume en Israël, que d’année en année les filles d’Israël allaient célébrer la fille de Jephthé, le Galaadite, quatre jours par année.
Jgs 11 ; 30-40

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L’histoire du vœu de Jephté a pour fin d’expliquer une fête annuelle que l’on célébrait en Galaad, v. 40, et dont la vraie signification est inconnue.

Il ne faut pas en atténuer le sens : Jephté immole sa fille, v. 39, pour ne pas manquer au vœu qu’il a fait, v. 31. Les sacrifices humains seront toujours réprouvés en Israël, cf. déjà Gn 22 ( on notera cependant qu’ici il n’est pas question de remplacer la fille de Jephté par un agneau ou un autre animal ), mais le narrateur rapporte l’histoire sans exprimer aucun blâme, et l’accès paraît même être mis sur la fidélité au vœu prononcé.
Livre des Juges

« …d'année en année les filles d'Israël s'en vont se lamenter quatre jours par an sur la fille de Jephté le Galaadite. » ( Jg 11 ; 40 )


6013-1 L'EDIFICE \