| GLF-MM |
Loge : Le Zénith - Orient de Levallois Perret. | Date : NC |
|
Compagnon, Je Voyage Un certain 12 février 6005, je naissais sans vraiment le savoir à travers le symbolisme. Jusqu’à ce moment précis, le symbole ne représentait pas grand-chose dans ma vie. Depuis, j’ai compris cette phrase prononcée lors de mon initiation : « Ici tout est symbole ». Il ne suffit pas de mettre tout en œuvre : l’intelligence, la mémoire, le raisonnement. C’est un véritable travail sur soi qui débute alors, autour d’une sensibilité, une certaine perception. Alors, c’est avec une certaine patience et les yeux grands ouverts que je poursuis mon chemin, dans le monde des symboles. ******
Ne sommes nous pas, tous nomades curieux de ces autres
horizons dont se nourrissent nos
songes, impatients d’admirer les
merveilles du vaste Monde encore méconnu ; Nous voulons connaître le monde dans son ensemble. Après l’immobilité silencieuse de l’apprentissage, purifiée, la tête haute, les yeux ouverts connaissant les dangers de la route, me voici voyageuse dans la grande tradition du compagnonnage opératif. «Va de chantiers en chantiers » dit-on au compagnon, « que la main qui tient les outils s’affermisse, Apprends des meilleurs ouvriers, Ouvre-toi aux autres techniques, Soit conscient de tes lacunes et de tes faiblesses, En somme, va te perfectionner Et reviens nous montrer ta maîtrise par la présentation de ton chef-d’œuvre ». A la question : Pourquoi, le compagnon touche-t-il un salaire plus élevé ? Il est répondu, « afin d’avancer avec plus d’ardeur sur le sentier du perfectionnement ». Ainsi, mon voyage se fera sur ce long sentier me menant à la porte de ma propre transformation. Mais où va-t-il me conduire ? Vers un ailleurs ? Je dois chercher, découvrir, créer. Partir pour m’instruire, c'est-à-dire me former, me reformer, me réformer J’ai vite compris que personne ne m’indiquerait la route à prendre, chacun a son propre itinéraire au fond de soi. Peut-être prendre la route la plus directe ? Ou m’arrêter à chaque carrefour pour m’interroger ? En fait, c’est marcher qui compte, car ce faisant, je puiserai une nouvelle énergie dans la beauté des espaces qui s’offriront à moi. La marche du compagnon poursuit celle de l’apprenti, je suis censée savoir marcher, on m’invite à faire un pas de côté vers le midi. Ce 4ème pas m’invite à agir, à voir plus loin, à regarder au-delà du temple sous la voûte étoilée, à sortir de la ligne droite des pas de l’apprenti, me donnant ainsi des perspectives de voyages et de changements, pour découvrir le monde et les hommes. C’est aussi la sortie de soi-même pour se projeter au dehors, voyager à l’extérieur. Mais qu’est-ce l’extérieur ? C’est d’abord oser quitter le cocon de sa Loge. Je peux donc maintenant visiter d’autres loges pour continuer mon apprentissage dans la fraternité, car le chemin passe naturellement par les autres. C’est aussi, oser quitter le silence confortable, accéder à la liberté de parole Après le savoir écouter, il faut savoir parler. Etre libre d'exprimer ses opinions sans avoir à craindre d’être jugée, comparer ses points de vue avec ceux des SS\ et FF\ qui deviennent alors une « source d'inspiration ». Pendant la chaîne d’union, nos mains jadis inconnues se serrent, nos êtres réchauffés se fondent, se relient. Ce fluide qui circule, qui nous aspire vers le haut, C’est ce qui m’a permis de constater qu’au-delà des rites et des différentes obédiences, l’égrégore cher à notre cœur, pouvait se partager au-dehors de sa loge ; Car dans celle-ci, nous laissons les métaux à la porte du Temple, et à la fin des travaux, chacun a touché son salaire et repart plus riche qu’il ne l’était en arrivant. Ainsi, je peux commencer à prendre des initiatives en gardant à l’esprit qu’avec le 5ème pas je peux retourner dans l’axe des 3 premiers, dans la voie de la recherche de la Lumière et de la sagesse. Ces nouveaux pas faits vers l’Orient, expriment ma volonté d’obtenir une lumière plus vive en maintenant mon cap. Ils doivent reposer sur un équilibre, car marcher c’est être constamment sur le point de tomber. Au cours de mon augmentation de salaire, j’ai effectué, à l’aide d’outils, 5 nouveaux voyages de cartouche en cartouche, m’invitant à approfondir ma connaissance. Me revoilà apprentie devant ces nouveaux savoirs, ces nouvelles situations. En taillant ma pierre brute, j’ai constaté que mon travail avançait, des éclats de pierre jaillissent. Comme le peintre qui lui aussi évacue les imperfections et arrive à une œuvre mieux léchée. A l’aide du maillet et du ciseau, déterminée, j’entreprends la phase du dégrossissage, du façonnage de ma pierre destinée à être incorporée au temple vivant où je suis, à la fois constructeur et matériau. Prendre part à la vie et à la construction de l’œuvre, toucher avec délicatesse chaque S\, discerner parmi les odeurs celles qui on un parfum odorant. En fait, m’intégrer et trouver ma place dans le temple parmi vous mes SS\ et mes FF\. C’est la phase du travail sur soi la plus intense, celle des remises en cause, de la recherche de ce qui est le plus profond en soi. Selon Daniel Ligou, dans son dictionnaire des symboles « le voyage est l’épreuve de l’homme, c’est à la fois une nécessité à sa condition, le moyen de son émancipation, l’occasion de faire ses preuves, de découvrir d’autres aspects du monde et de soi-même ». C’est donc un voyage structuré et structurant, dont la destination n’est pas un lieu, mais un nouvel état d’esprit de conscience né de ma propre transformation. L’étude des sens me conduira à mieux me connaître, entendre la voix de ma conscience, voir et contempler au-delà du visible, à apprécier les valeurs spirituelles présentes lors de nos tenues. Plus nous apprenons de nos sens, plus ils se développent et plus nous apprenons d’eux. Parfois comme pour se moquer de nous la nature reprend ses droits et nous induit en erreur en trompant nos sens. Peut-être d’ailleurs, que c’est notre nature qui nous trompe ! Mais nos sens sont faillibles et, sans remise en question et sans raisonnement pour décortiquer l’évidence, nous sommes aveugles. Armée du niveau et de la perpendiculaire, je vérifierai et monterai ma construction, mon temple intérieur qui doit être stable bien posé sur sa base, solide et harmonieux, telle une colonne vertébrale, élément essentiel de ma construction, droite, elle est le support qui relie les 2 niveaux, le ciel et la terre. C’est l’arbre de vie en perpétuelle évolution. Mes pieds enracinés marquant la base, ma tête devenant chapiteau, je deviens vertical reliant donc le haut et le bas, l’invisible et le visible. C’est l’axe du sacré. Il faut s’élever pour voir et relier pour comprendre, pour avancer au fil des expériences vécues et des travaux réalisés dans l’art de bâtir avec une main plus précise. Je n’oublie pas que grâce au levier, je peux trouver le point d’appui pour multiplier mes forces ! La géométrie est ainsi pour le compagnon, un élément essentiel du chemin initiatique, l’esprit y est plus important que les connaissances techniques. C’est avec les mains libres, en toute liberté que mon dernier voyage s’effectue marquant ainsi, l’achèvement du labeur et la glorification du travail, visant le perfectionnement. En regardant de plus près, il n’est pas si facile de déterminer ce qu’est un travail et ce qui n’en est pas un. Ici donc, métaphore rime avec symbolisme. Ainsi, sont exprimés la construction, l’effort, la finition et l’accomplissement d’une tâche, l’accomplissement personnel. De même, que la Chaîne d’union nous unit avec ceux qui nous ont précédés, Le travail en commun garanti le succès de la bâtisse, Les voyages du compagnon ne sont-ils pas aussi, la recherche permanente de l’harmonie : savoir la percevoir, l’abandonner et essayer de la retrouver. Cette recherche se fait concrètement dans le temple, symbole de stabilité, lieu d’harmonie et de force qui sait mettre en éveil la sensibilité de celui qui y est admis. Mais le temple est en perpétuelle construction. Il est le cœur dans lequel se développe une spiritualité hors de tout dogme… Nos esprits s’élèvent…. Mes yeux peuvent maintenant supporter une lumière un peu plus vive sans pour autant avoir la capacité d’affronter une grande clarté. Je l’ai compris, le véritable itinéraire est intérieur, Le voyage est pour moi une quête intérieure du sens de la vie. Partir pour accomplir et pour m’accomplir. Emprise au doute, j’ai donc cheminé lentement et difficilement sur une route qui me semblait incertaine et sinueuse avec, comme modèles, les témoignages et encouragement des SS.°. de ma loge qui ont été un jour à ma place. Aujourd’hui, mon cœur et ma raison ne s’opposent plus, mais s’équilibrent et se renforcent, libérant une énergie créatrice poussant au dépassement. Les outils révélés à ce stade, m’ont permis de m’affermir dans ma démarche, Mais les travaux effectués en loge ne s’arrêtent pas sur le Parvis. Nous promettons de continuer à l’extérieur le travail commencé. Comment pourrait-il en être autrement ? Oublier l’expérience qui fut la nôtre ? Comment ne pas repartir avec des questions, le doute, des réflexions nouvelles après avoir vécu l’égrégore et liés la chaîne d’Union. J’ai dit V\M\ L\ R\ |
| 6009-7 | L'EDIFICE - contact@ledifice.net | \ |